Suspendu, Pablo Longoria hausse encore le ton !
Pablo Longoria, suspendu 15 matches pour avoir dénoncé une prétendue « corruption » après la défaite face à Auxerre en février, reste un président hors norme. Alors qu’il ne peut plus s’approcher des vestiaires, il a pourtant choisi de réagir publiquement ce lundi… non pas sur son exclusion, mais sur une « semaine agitée » à la Commanderie. Un timing qui intrigue, alors que l’OM vient d’enchaîner trois défaites en Ligue 1 (Reims, Lens, PSG) avant de se reprendre face à Toulouse (3-2).
Derrière les murs du club, Roberto De Zerbi a imposé des méthodes radicales pour secouer son groupe. « On attendait une réaction, pas juste un résultat. Une attitude », a reconnu Longoria, confirmant que l’entraîneur a multiplié les entraînements « à haute intensité » et les confrontations verbales après le fiasco de Reims (3-1). Une stratégie risquée, mais payante : l’OM a renversé Toulouse grâce à un pressing agressif et 67% de possession, signe d’un collectif remobilisé.
Malgré les rumeurs de tensions entre De Zerbi et des joueurs clés (Greenwood), Longoria dément toute fracture : « À aucun moment il n’y a eu de cassure. Tout le monde avance dans la même direction. » Un discours rodé, mais qui cache mal l’urgence : l’OM, 2ᵉ au classement, ne peut plus se permettre d’erreurs avant le choc contre Monaco samedi.
De Zerbi en mode « électrochoc », Longoria en soutien
Vainqueurs à Toulouse, les Marseillais jouent désormais leur crédibilité face à l’ASM, 3ᵉ à cinq points. « Ce match est une finale pour nos objectifs européens », a insisté Longoria, sachant qu’une défaite replongerait le club dans la psychose. Avec un enjeu supplémentaire : prouver que la « méthode De Zerbi », aussi brutale soit-elle, porte ses fruits.
Si Longoria soutient publiquement son coach, les doutes persistent. Le président, suspendu jusqu’en septembre, ne peut plus intervenir directement. Reste à voir si De Zerbi, dont les choix tactiques avaient été très critiqués durant ces derniers jours, tiendra sa promesse : « Rien ne se construira sans exigence absolue. » À Monaco, l’OM n’aura pas droit à l’erreur.