Déclaration d’impôts : les erreurs les plus fréquentes
D’ici le 5 juin au plus tard, vous devrez avoir validé votre déclaration de revenus 2024. Une ritournelle printanière à laquelle il faut s’atteler avec soin. "C’est comme une copie d’examen : une case mal cochée, et la note finale peut faire mal !", rappelle François-Xavier Soeur, fondateur du cabinet de conseil en gestion de patrimoine Terrae Patrimoine. Le formulaire regorge de subtilités : en cas de doute, n’hésitez pas à consulter la rubrique d’aide qui répond à l’essentiel des questions que se posent les contribuables.
Gardez-vous du moindre oubli, à commencer par la mise à jour de votre situation familiale (mariage, Pacs, naissance, divorce, décès…) et du nombre d’enfants rattachés au foyer fiscal, puisque chaque changement modifie le nombre de parts. Vérifiez également le montant prérempli de vos revenus, mais aussi celui de vos enfants à charge. A noter que les jobs étudiants sont exonérés, dans la limite de trois fois le montant mensuel du smic.
Pour l’immobilier locatif, le choix entre réel et forfaitaire
Les revenus du patrimoine financier doivent aussi être déclarés. La plupart d’entre eux sont déjà renseignés par les établissements teneurs de compte mais ce n’est pas systématique. "C’est par exemple le cas des plus ou moins-values générées sur un compte-titres, indique François-Xavier Soeur. Vous devez alors faire le calcul vous-même car même si l’information ne remonte pas automatiquement dans la déclaration, les banques informent bien l’administration fiscale." Il en va de même avec certains dividendes de sociétés, généralement familiales. Pour les foyers faiblement imposés, il peut être pertinent de cocher la case 2OP, qui permet de renoncer à la flat tax (30 %) sur les revenus de capitaux mobiliers au profit du barème progressif.
Le plus gros du travail concerne l’immobilier puisque aucune information n’est préremplie. En particulier, il ne faut pas oublier de choisir son régime entre réel et forfaitaire pour le meublé et le nu. Au réel, il convient de déduire toutes les charges déductibles, sans en omettre. "C’est surtout valable pour les locations nues car en meublé, on fait généralement appel à un expert-comptable, relate François-Xavier Soeur. Si les investisseurs oublient rarement de déduire la taxe foncière, la prime d’assurance et les intérêts d’emprunt, ils font parfois l’impasse sur les charges de copropriété et les frais de gestion."
Enfin, n’omettez pas de déclarer vos comptes à l’étranger détenus dans une banque en ligne comme N26 ou Revolut, ou chez un prestataire étranger de cryptoactifs (Binance, Kraken…). A défaut, "le contribuable encourt une amende de 1 500 euros par compte non déclaré", prévient l’expert.