Thiago Almada déjà écarté : l’OL ne peut plus suivre
L’histoire devait être belle, elle n’aura été qu’un passage furtif. Arrivé cet hiver à Lyon sous forme de prêt, Thiago Almada représentait un vent de fraîcheur dans un club en quête de repères. Champion du monde avec l’Argentine, l’ancien joueur d’Atlanta United avait tout pour incarner le renouveau de l’OL. Mais à l’image d’un club en perte de vitesse, l’aventure se termine avant même d’avoir vraiment commencé. L’option d’achat de 27 millions d’euros ne sera pas levée. Et ce n’est pas un choix sportif, mais purement financier.
Un train de vie que l’OL ne peut plus suivre
L’Olympique Lyonnais paie aujourd’hui le prix d’une gestion devenue chaotique. Sous la houlette de John Textor, les promesses de renouveau se sont transformées en endettement massif et décisions contradictoires. La situation économique du club, plombée par une dette qui frôle les 500 millions d’euros, empêche tout investissement significatif. Dans ce contexte, même un joueur aussi talentueux qu’Almada devient un luxe que Lyon ne peut plus se permettre.
Plutôt que de miser sur le jeune Argentin pour rebâtir, John Textor envisage déjà de le rapatrier à Botafogo, un autre club de son groupe Eagle. Objectif affiché : le préparer pour la Coupe du monde des clubs aux États-Unis. Une étape temporaire avant une revente vers un club plus huppé. En d’autres termes, Lyon aura été une simple vitrine, un relais. Un club satellite au service d’une stratégie globale, où les intérêts sportifs locaux passent au second plan.
Thiago Almada : un départ à contrecœur, mais inévitable
Pour Thiago Almada, le retour au Brésil n’a rien d’une perspective enthousiasmante. Lui qui ambitionne l’Europe et les grandes compétitions va devoir patienter ou forcer la main à ses dirigeants. En attendant, son passage à Lyon restera un immense gâchis. Non pas par faute de talent ou d’implication, mais parce qu’il est tombé au mauvais moment, dans un club devenu instable. Et ce sont les supporters qui en paient une fois de plus le prix.
Avec Almada, la Ligue 1 tenait un joueur de standing international, ce qui est suffisamment rare pour être souligné. Son départ forcé est révélateur d’un mal plus profond : le recul du championnat français sur la scène européenne, incapable de retenir ses talents, même récents. L’OL tourne une page, mais c’est surtout le football français qui laisse filer un joyau sans avoir su en profiter. Et ça, même John Textor ne pourra le nier.