Les Bleus domptent l’Allemagne et décrochent la 3e place
Didier Deschamps avait beau voir le verre à moitié plein après le sursaut d’orgueil de ses Bleus dans la dernière demi-heure d’un match fou contre l’Espagne (4-5), l’équipe de France avait une réponse à donner face à l’Allemagne pour cette petite finale de Ligue des Nations.
Ce n’est pas une Coupe du monde ou un Euro, mais ce n’est pas un match anodin. Parce qu’historiquement, un Allemagne-France n’a jamais est choc comme les autres. C’est un grand classique du football européen, où ces deux voisins marqués par les grandes batailles du passé prennent toujours plaisir à se jauger pour faire avoir une photographie de leur niveau.
Il y a un an et demi, l’Allemagne avait infligé une leçon aux Bleus pour le baptême sur le banc de Julian Nagelsmann. De l’eau a coulé sous les ponts, et cette Mannschaft a bien avancé dans son projet de reconstruction. Elle abordait ce duel avec une grande ambition, forte de son statut de pays hôte, quand Didier Deschamps et les Bleus se présentaient avec un onze encore très amoindri.
Les Bleus plus cliniques
Le sélectionneur n’a pas changé son système en 4-2-3-1 avec quatre joueurs à vocation offensive. Touché face à l’Espagne, Ousmane Dembélé n’était pas présent au coup d’envoi, au contraire de Rayan Cherki, grand gagnant de ce rassemblement après sa première sélection magistrale face à la Roja. Ces choix ont porté leurs fruits. Plus efficaces dans les deux zones de vérité, les Bleus ont imposé leur loi à une équipe d’Allemagne dominatrice sur le plan territoriale, mais trop imprécise.
L’affaire aurait pu mal tourner dans un premier acte rythme, où les tricolores ont traversé quelques turbulences. Le remuant Adeyemi a cru obtenu un penalty sur un duel avec Lucas Hernandez, avant intervention de la VAR (31e). Mike Maignan s’est bien interposé sur une tentative de Woltemade (43e), alors que Wirtz avait trouvé le poteau quelques minutes plus tôt (37e).
Mbappé s’est presque occupé de tout
Le mérite des Bleus aurait été de bien quadriller le terrain pour attendre leur moment. Il est arrivé juste avant la mi-temps, instant choisi par Kylian Mbappé pour débloquer la situation d’un très bel enchaînement crochet-frappe enroulée (0-1, 45e+1). Après être devenu meilleur passeur de l’histoire des Bleus jeudi, le Madrilène a atteint la barre symbolique des 50 buts en sélection, plus d’un an après son dernier but dans le jeu.
Mais il ne pouvait en rester là. Après plusieurs spots gâchés en seconde période, l’ancien Parisien a profité d’un énième contre pour distiller un caviar à Michael Olise, buteur facile (0-2, 84e). Parce qu’elle a retrouvé son mode opératoire habituel, l’équipe de France a maîtrisé les événements. Elle a mieux défendu malgré une autre frayeur sur un but d’Undav finalement annulé pour une faute sur Rabiot (53). Et elle a bien attaqué, en revenant sur ses fondamentaux, pour exploiter la profondeur dans le dos de son adversaire.
L’addition aurait pu être plus salée, encore, mais l’essentiel a été assuré. Il faudra désormais tirer les enseignements de ce dernier stage avant la rentrée en septembre prochain, moment pour les Bleus et Deschamps de lancer le compte à rebours pour la grande aventure américaine. Il y a encore du pain sur la planche.