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Arabie Saoudite : Dugarry défend Théo Hernandez

La possible signature de Théo Hernandez en Arabie Saoudite a déclenché un véritable feu de critiques dans le paysage footballistique français. L’international tricolore, encore dans la force de l’âge, est accusé par certains observateurs de sacrifier sa carrière sportive sur l’autel de l’argent facile, à l’image de bien d’autres stars européennes séduites par l’eldorado du Golfe. Les débats sont vifs : est-il mercenaire ou simplement réaliste face à l’évolution du football moderne ? Ce lundi sur RMC Sport, Christophe Dugarry est monté au créneau pour défendre l’ancien latéral de l’AC Milan, refusant de le réduire à une simple question d’appât du gain.

L’ancien champion du monde 98 a d’abord tenu à rétablir une certaine vérité sur l’étiquette de “mercenaire” qui colle désormais à la peau de nombreux joueurs : « Moi je suis choqué par le mot mercenaire. Les joueurs sont tout sauf des piles, il faut arrêter de leur taper dessus. Les joueurs ne sont pas bêtes, ils se sont adaptés à ce qu’est devenu le foot. » Pour Dugarry, l’économie du football, minée par la multiplication des fonds d’investissement et des multipropriétés, a changé la donne. « L’argent est devenu le maître mot. Ce n’est pas de s’inscrire dans un projet. On a créé une économie de la monnaie. Et quand il y a 500 agents, il faut nourrir tout le monde. »

Dugarry met en cause le système, pas les joueurs

Dugarry poursuit en soulignant la responsabilité du système dans la perte de sens et de plaisir : « Ils ont enlevé toute la notion de plaisir et ça a atteint les joueurs. Qui se retrouvent à ne plus vouloir refuser et on ne leur en veut même pas. » Pour l’ancien Bordelais, il serait injuste de pointer uniquement du doigt les choix individuels, alors que l’ensemble du football européen est en proie à la marchandisation et à l’uniformisation des motivations.

Face à lui, Jérôme Rothen s’est montré beaucoup plus sévère lors de la même émission : « S’il veut changer d’air, je pense qu’il y a des clubs européens prêts à l’accueillir. Le problème, c’est le salaire donc c’est juste une affaire de pognon ! Le message pour la nouvelle génération est terrible. » Un point de vue qui traduit une certaine nostalgie du football “d’avant”, et qui fait écho à une partie de l’opinion publique.

Théo Hernandez, symbole d’un football en mutation

Mais la position de Dugarry n’a rien d’étonnant, lui qui a lui-même achevé sa carrière au Qatar, bien avant que cela ne devienne une tendance pour les stars du football européen. À l’époque, il avait déjà assumé ce choix sans complexe, considérant que chaque joueur a le droit de décider de sa trajectoire, tant qu’il est en accord avec lui-même.

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