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Israël-Iran : gare à ce que la République islamique ne devienne pas la Corée du Nord 

"MIGA !!!" : "Rendons sa grandeur à l’Iran", a écrit Donald Trump sur son réseau Truth Social, en référence au "MAGA" de ses campagnes présidentielles. A peine vingt-quatre heures après les bombardements sur le site nucléaire enfoui de Fordo, le dirigeant américain a un temps agité la menace d’un changement de régime en Iran, comme l’Israélien Benyamin Netanyahou avant lui. Et pour cause : si les frappes des deux alliés ont pu détruire des installations clés du programme nucléaire iranien, elles ne l’ont toutefois pas annihilé, quand bien même la réalisation d’une arme atomique fonctionnelle prendrait plus de temps.

Plaçant sa survie au-dessus de tout, le régime pourrait franchir le Rubicon en sortant du traité de non-prolifération (TNP). Un tel choix de rupture avec les solutions diplomatiques – défendues par la France – aurait des conséquences catastrophiques, à terme : plus aucune inspection de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) ne serait possible, le pays se refermant sur lui-même pour emprunter le chemin de la Corée du Nord (sortie en 2003, premier essai trois ans après, 50 têtes aujourd’hui).

"Cela marquerait une vraie volonté de se doter de l’arme nucléaire, et risquerait de déclencher une crise de prolifération", s’inquiète une source diplomatique. La "bombe" dissuaderait, aux yeux des mollahs, des attaques comme celles des derniers jours. Mais d’autres Etats pourraient ensuite rompre avec le TNP, dans le Golfe ou en Asie, pour se doter eux aussi de ces assurances-vie apocalyptiques.

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