Klopp explique pourquoi il a refusé le poste de sa vie
C’était en 2023, à l’aube d’un nouveau cycle pour la Mannschaft. Jürgen Klopp, alors encore entraîneur de Liverpool, avait été approché pour reprendre les rênes de l’équipe nationale allemande. Le moment semblait propice : résultats décevants à Anfield, fin de cycle perceptible, et une nation en quête de renouveau. L’offre avait tout du « job de sa vie », et pourtant, elle est restée sans suite.
Une loyauté assumée envers Liverpool
Dans une interview accordée à Welt am Sonntag, Klopp est revenu pour la première fois sur ce choix. Il admet avoir hésité, surtout après une saison frustrante à Liverpool. Mais il ne pouvait, selon ses mots, « tout simplement pas partir ». Fidèle à son vestiaire et à ses idées, il venait de bâtir un nouveau groupe autour de recrues comme Endo, Gravenberch, Szoboszlai et Mac Allister. Il voulait voir ce projet éclore, malgré l’attrait d’un poste historique.
Ce refus n’a pas signé la fin de ses ambitions internationales. Mais Klopp, désormais directeur global du football chez Red Bull, insiste : il ne ressent aucun manque. « Je n’ai rien à regretter, je n’ai rien à prouver », lâche-t-il. Une phrase lourde de sens, quand on connaît la pression nationale en Allemagne et l’attente du public autour de son éventuelle nomination.
Klopp a décliné le rêve de toute une nation
Alors que de nombreux entraîneurs de renom auraient cédé à l’appel de la sélection, Klopp a préféré rester fidèle à ses engagements. Une forme de cohérence rare dans le football moderne, et une preuve de plus de son attachement à la notion de cycle complet.
À 57 ans, Klopp semble avoir tourné la page du banc. Mais avec lui, rien n’est jamais définitivement fermé. Et si ce refus en disait finalement plus sur son éthique que sur ses projets ?