À la CFDT, on croit encore au Père Noël
Jean-Pierre Farandou, le ministre du Travail et des Solidarités, a évoqué au micro de France Inter (4 novembre 2025), l’idée que la prime de Noël ne soit plus versée aux bénéficiaires du RSA et aux chômeurs en fin de droits sans enfants. « Je ne suis pas sûr que notre pays ait les moyens de poursuivre ces politiques de générosité maximale, je pense qu’il faut accepter un recentrage, cette idée que peut-être la générosité qu’on a connue pendant des décennies est peut-être arrivée à son terme », a-t-il déclaré.
Cette prime, versée depuis 1998 (merci Jospin !), se monte à 152,45€ pour une personne seule ou à 228,68€ pour un couple sans enfants. Aujourd’hui, 2,2 millions de personnes en bénéficie, dont environ 1,2 million seraient concernés par la mesure qui permettrait donc de baisser de moitié le budget qui y est consacré.
Toute la gauche (pourtant le camp de M. Farandou) s’est émue de ce projet. Marylise Léon, la secrétaire générale du syndicat CFDT, s’est également opposée à la suppression de la prime pour une partie de la population, estimant qu’il était malvenu de parler de « générosité ».
Encore une fois, on a envie de demander à Mme Léon de quoi elle se mêle. Elle représente un syndicat de salariés, par conséquent on ne voit donc pas au nom de quoi elle s’intéresse aux bénéficiaires des minima sociaux sortis depuis bien longtemps du marché de l’emploi (certains n’y sont même jamais entrés).
Par ailleurs, si cette prime n’est pas de la générosité de la part de ceux qui cotisent et payent des impôts envers ceux qui ne contribuent pas, qu’est-ce donc ? Un cadeau du Père Noël ?
L’instauration d’une prestation sociale unique sous condition de ressources, à la place du fatras d’aides actuelles, comme le propose l’IREF, permettrait de supprimer purement et simplement cette prime de Noël (avant que qu’un élu LFI demande qu’elle soit renommée).
L’article À la CFDT, on croit encore au Père Noël est apparu en premier sur Contrepoints.