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CAN 2025 : l’avantage fou dont seul le Maroc bénéficie

Avec le début de la phase à élimination directe, les écarts se resserrent et chaque détail compte. À la CAN 2025, toutes les sélections encore en lice affichent des ambitions légitimes, des effectifs compétitifs et une dynamique positive. Pourtant, derrière l’apparente équité du tableau final, un paramètre structurel pourrait profondément influencer la suite de la compétition, bien au-delà des considérations purement tactiques ou techniques.

Un avantage structurel rarement mis en avant

Ce facteur, rarement souligné dans l’analyse grand public, ne tient ni au niveau individuel des joueurs ni à l’expérience internationale. Il s’agit d’un élément beaucoup plus pragmatique, presque logistique, mais dont l’impact sur la fraîcheur physique et la récupération est considérable sur un tournoi aussi dense. Et à ce jeu-là, une sélection se distingue très nettement du reste du plateau.

Il s’agit du Maroc, pays hôte de cette CAN 2025. En projetant le parcours jusqu’à la finale et en cumulant les distances routières entre chaque ville hôte, les Lions de l’Atlas bénéficient d’un scénario unique : ils ne quitteraient jamais Rabat. Zéro déplacement interurbain, aucune nuit d’hôtel imposée, aucun temps de transport à gérer. Un cas de figure inédit face aux quinze autres équipes encore en course.

Dans l’euphorie de la qualification, les Lions de l’Atlas célèbrent. Leur force cachée ? Le confort de jouer à domicile, sans aucun déplacement, un avantage décisif dans la course au titre.

Une économie d’énergie déterminante sur la durée

À l’inverse, la majorité des concurrents devront multiplier les trajets. Le Sénégal, pourtant bien loti, devra descendre de Tanger à Rabat en cas de finale. L’Algérie serait contrainte à un aller-retour Rabat–Marrakech avant de revenir dans la capitale. L’Égypte, elle, devrait traverser le pays du sud vers le nord, accumulant plus de 1 300 km potentiels.

Dans un tournoi où les matches s’enchaînent tous les trois ou quatre jours, ces déplacements pèsent sur la récupération musculaire, la qualité des séances d’entraînement et même la gestion mentale. Le Maroc, lui, conserve un environnement stable, une routine intacte et une logistique parfaitement maîtrisée.

Un avantage logique, mais redoutable pour le Maroc

Cet avantage n’a rien d’illégitime. Il est la conséquence directe du statut de pays organisateur et d’un calendrier intelligemment conçu. Mais il n’en reste pas moins redoutable pour les adversaires appelés à défier le Maroc. À mesure que la compétition avancera, cette fraîcheur accumulée pourrait devenir un levier décisif, notamment face à des équipes émoussées par les kilomètres.

Dans une CAN où les forces semblent globalement bien réparties, ce détail pourrait faire la différence au moment où les jambes deviennent lourdes et les marges de manœuvre plus fines.

2 Sénégal (D1) Tanger Rabat ~250 km Reste à Tanger jusqu’à la veille de la finale.
3 Cameroun (F2) Marrakech Rabat ~330 km Même parcours que l’Afrique du Sud.

*Calculs théoriques basés sur une qualification en finale.

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