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Huis clos ordonné au procès d'un "hypnothérapeute" accusé de viols

Après une courte suspension d'audience, le président Roger Arata a ordonné le huis clos, demandé par une partie civile, mais refusé par d'autres.

Toutes "les personnes publiques" dont la presse, ont été invitées à quitter la salle d'audience. Le président du tribunal a toutefois ajouté: "si la partie civile y consent, telle personne qui en ferait la demande pourrait être autorisée à être présente dans la salle".

A la sortie du tribunal, la mère d'une des parties civiles, qui a souhaité rester anonyme, disait comprendre cette décision: "on dit que la honte a changé de camp mais ça n'est pas toujours vrai... Imaginez aller retravailler après un procès comme ça..."

Près de vingt femmes, parfois accompagnées de leurs proches, étaient présentes à l'ouverture de l'audience.

Une avocate, Me Caroline Kazanchi, a demandé dès l'ouverture de l'audience le "huis clos", pour assurer "la dignité", à sa cliente. Au contraire, Me Marylou Diamantara, qui représente six victimes dans ce procès, avait plaidé pour la publicité des débats, réclamant un huis clos partiel.

Le président Roger Arata a rappelé que "le huis clos est de droit", quand il est demandé par une partie civile, mais Me Diamantara lui avait demandé d'entendre "les 15 autres victimes qui vous supplient que l'audience soit publique".

L'avocat général Serge Bocoviz avait quant à lui requis "l'application de la loi".

Cyril Zattara, petites lunettes et cheveux ras, a estimé que "le droit revient aux victimes, je n'ai rien à dire à ce niveau-là".

Aujourd'hui âgé de 47 ans et en détention provisoire depuis presque cinq ans, Cyril Zattara est accusé d'avoir violé 14 femmes, sur une dizaine d'années. Il est aussi renvoyé pour des atteintes à la vie privée, ayant filmé des femmes à leur insu.

Cet homme, décrit comme "empathique" par ses proches, avait un mode opératoire bien rodé, selon les enquêteurs: il glissait un somnifère dans un verre de vin ou d'eau qu'il servait aux femmes qu'il recevait, en général chez lui. Ensuite, profitant de l'état second de la victime, il la violait.

Cette affaire de soumission chimique fait écho au procès de retentissement mondial dit des viols de Mazan, dans lequel 51 hommes ont été condamnés définitivement, la plupart pour viols aggravés sur Gisèle Pelicot, alors que celle-ci était assommée de médicaments par son mari.

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