Messi et Ronaldo coéquipiers ? L’idée qui fait son chemin
C’est le dernier grand fantasme de la « génération PlayStation », une anomalie que personne n’osait plus espérer. Depuis deux décennies, Lionel Messi et Cristiano Ronaldo ont construit leur légende sur l’antagonisme, deux pôles magnétiques que tout opposait : le don pur face à la forge du travail, Barcelone face à Madrid. Mais alors que le crépuscule de leurs carrières approche, l’impensable — les voir porter la même tunique — n’appartient plus totalement au domaine de la science-fiction. En 2026, l’alignement des planètes pourrait enfin avoir lieu sur le sol américain.
Le rêve d’une union Messi-Ronaldo à l’Inter Miami relancé
Le déclencheur de ce séisme potentiel se trouve à Riyad. Le « mariage de raison » entre Ronaldo et Al-Nassr montre des signes de fatigue évidents. Malgré des statistiques toujours impressionnantes, le Portugais semble s’agacer de l’isolement sportif et du manque de compétitivité globale d’une ligue qui, malgré ses milliards, peine à offrir le prestige dont se nourrit son ego. L’idée d’un exil vers la MLS n’est plus un simple plan B pour « CR7 », mais une stratégie de sortie par le haut. Los Angeles ou Miami offrent ce que le désert n’aura jamais : une exposition médiatique occidentale et un cadre de vie taillé pour sa marque globale.
Dans cette partie d’échecs, David Beckham est l’ombre qui plane sur l’échiquier. Le co-propriétaire de l’Inter Miami n’est pas qu’un simple recruteur ; c’est un architecte du divertissement. Après avoir réussi l’impossible en attirant Messi en Floride, « Becks » sait que réunir les deux monstres sacrés serait le coup marketing absolu, le « Super Bowl » permanent du football. L’enjeu dépasse le rectangle vert : il s’agit de préparer le terrain pour la Coupe du Monde 2026 organisée aux États-Unis. Pour les diffuseurs comme Apple TV, voir Messi et Ronaldo préparer ce Mondial sous le même maillot relèverait d’un braquage historique sur l’économie du sport.
Le choc des ego : Miami est-il trop petit pour deux rois ?
Pourtant, derrière le rêve commercial se cache un casse-tête humain redoutable. Miami n’est plus seulement un club, c’est le « repaire » de Messi. Avec Busquets, Alba et Suárez à ses côtés, l’Argentin a recréé son cocon barcelonais. Cristiano Ronaldo, dont le moteur principal reste d’être le centre de l’univers, accepterait-il de n’être qu’une pièce rapportée dans le jardin de son rival ? La cohabitation entre deux alphas aux styles de vie si opposés pourrait s’avérer volcanique. Faire jouer ensemble deux quarantenaires aux mobilités réduites est un défi tactique que même la complaisance de la MLS pourrait avoir du mal à digérer.
Sur le papier, les contrats courent encore (2027 pour Ronaldo, 2028 pour Messi). Mais dans le football moderne, ces dates ne sont que des bases de négociation. Si les sponsors et la ligue décident que le moment est venu de presser le bouton « Last Dance », les barrières contractuelles voleront en éclats. Réunir ces deux trajectoires à Miami ne serait pas seulement un événement sportif, ce serait l’épilogue grandiose d’une ère qui a défini le XXIe siècle. Un adieu en forme de blockbuster, là où tout est possible : au pays d’Hollywood.