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France : un projet d’attentat déjoué dans le Nord, deux lycéens interpellés par la DGSI

Deux adolescents de 16 ans, soupçonnés de préparer un attentat à l’explosif, ont été présentés ce 21 février à un juge antiterroriste à Paris. Ils ont été mis en examen pour « association de malfaiteurs en vue de la préparation de crimes d'atteintes aux personnes » et « fabrication non autorisée d’explosifs en relation avec une entreprise terroriste ».

Le duo avait été interpellé le 17 février dans le Nord par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), avait révélé le quotidien Le Parisien. Des informations qui avaient été confirmées par le parquet national antiterroriste (Pnat).

Selon le quotidien régional, ces deux mineurs « sont soupçonnés d’avoir préparé une attaque à l’explosif contre diverses cibles, inspirés sur internet par la propagande de l’organisation État islamique ». Parmi ces cibles figureraient « en particulier, un centre commercial célèbre de Lille », peut-on lire, ainsi qu’une salle de concert.

Selon le Pnat, les deux adolescents envisageaient de « dérober » une « arme à feu » et ont « également admis avoir acquis des produits chimiques » en vue de réaliser « des tests de combustion ». Le suspect présenté comme le meneur, et ayant reconnu un projet « d’action violente », a été placé en détention provisoire.

Des aspirants terroristes de plus en plus jeunes

Son comparse, dépeint comme un suiveur « informé » des « projets » de son camarade, est soupçonné d’avoir contribué à « renforcer ses convictions radicales et violentes ». Il a été placé sous contrôle judiciaire.

Le rajeunissement des radicalisés, susceptibles de commettre des attentats islamistes, est devenu une préoccupation majeure des autorités françaises. Début novembre 2025, le procureur national antiterroriste Olivier Christen avait alerté sur le « très fort rajeunissement » des personnes impliquées dans des affaires de terrorisme.

Dans son discours de rentrée, le magistrat français avait souligné que les mineurs représentaient « le tiers des procédures ouvertes » en 2025 et « 20 % des personnes mises en examen au cours de cette année ». Une tendance également constatée ailleurs en Europe, le parquet fédéral belge évoquant, dans un rapport annuel repris au printemps dernier par la presse, « une augmentation véritablement exponentielle ».

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