World News

OM : De nouvelles tensions en interne avant Auxerre

Neuf jours après une élimination douloureuse, l’air est lourd à Marseille. Le Stade Vélodrome se prépare à une réception électrique de l’AJ Auxerre. Certes, le dernier succès en Ligue 1 apporte un peu d’espoir. Pourtant, le traumatisme de la Coupe de France reste très vif. Les traces de cet échec marquent encore les esprits des fans. Le club cherche désormais à éteindre l’incendie médiatique et social qui couve en coulisses.

L’état-major olympien a tenté une démarche diplomatique de dernière minute. Alban Juster, le nouveau président, voulait renouer le dialogue avec les supporters. Il souhaitait aussi présenter officiellement Habib Beye à La Commanderie. Or, cette invitation a déclenché une fin de non-recevoir cinglante. Les groupes de fans refusent désormais de s’asseoir à la table des dirigeants. Ce boycott illustre parfaitement la rupture entre le sommet et la base du club.

Un dialogue de sourds et un boycott symbolique

Les raisons de ce refus témoignent d’un malaise très profond. Le journal La Provence révèle les coulisses de ce bras de fer. Les associations de supporters exigeaient un programme de discussion différent. Ils voulaient débattre des choix stratégiques globaux de l’institution marseillaise. Par ailleurs, ils demandaient de délocaliser la rencontre dans leurs propres locaux associatifs. La direction a refusé cette proposition pour rester concentrée sur la préparation tactique du match.

Dès lors, les joueurs s’attendent à une ambiance glaciale au stade ce soir. Une grève des encouragements semble inévitable durant les premières minutes. Le public pourrait rester totalement muet pendant plus d’un quart d’heure. Cette indifférence programmée est souvent plus douloureuse que les sifflets habituels. Habib Beye devra trouver les mots pour mobiliser ses troupes malgré tout. Le vestiaire olympien se retrouve plus que jamais isolé face à sa propre colère.

L’enjeu sportif reste toutefois crucial pour le futur du club. L’OM occupe la troisième place et vise le podium final. Face à une équipe d’Auxerre classée seizième, l’erreur est strictement interdite. Il faudra pourtant faire abstraction d’un environnement lourd et instable. Une victoire nette pourrait apaiser les tensions les plus vives à Marseille. Dans le cas contraire, la crise risque de prendre une dimension ingérable. Le sprint final marseillais commence dans la douleur et le doute.

Читайте на сайте