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PSG : Kvaratskhelia de retour dans le onze, une victime désignée

La leçon du match aller a été retenue. La démonstration de Khvicha Kvaratskhelia, sorti du banc pour dynamiter la rencontre et offrir une victoire éclatante au PSG (5-2), a rebattu les cartes. Le choix de Luis Enrique de le « piquer » en le laissant remplaçant a été un coup de maître, mais l’expérience ne devrait pas être reconduite. Pour le huitième de finale retour à Stamford Bridge ce mardi, où le piège d’un excès de confiance guettera les Parisiens, le Géorgien est attendu dans le onze de départ. Sa simple présence est devenue une nécessité.

Désiré Doué, le grand perdant ?

Ce retour en grâce, aussi logique soit-il, va inévitablement faire une victime. Et tous les regards se tournent vers Désiré Doué. C’est lui qui avait été préféré à « Kvara » au coup d’envoi à l’aller, et c’est lui qui a cédé sa place à l’heure de jeu. Sa prestation, sans être catastrophique, n’a pas pesé bien lourd face à l’impact immédiat de son concurrent. À moins d’une énorme surprise, la logique voudrait donc que le jeune Français retrouve le banc pour ce rendez-vous crucial, laissant sa place à un Kvaratskhelia survolté.

Ce serait une décision dure mais juste pour un joueur encore en apprentissage, et le signe que Luis Enrique ne compte prendre aucun risque. Avec trois buts d’avance, la tentation de gérer pourrait être grande, mais l’entraîneur espagnol a horreur de ça. Il voudra aligner sa meilleure équipe possible pour tuer tout suspense et imposer de nouveau sa supériorité. Et sa meilleure équipe, aujourd’hui, ne peut se passer du talent et de la forme étincelante de son ailier géorgien.

Kvara sort du banc, Doué sort du onze. La loi du sport est cruelle : quand l’un brille, l’autre trinque. Mais à Paris, la concurrence a le mérite d’être claire.

Une concurrence saine pour un objectif commun

Ce jeu de chaises musicales illustre la richesse et la profondeur de l’effectif parisien. « Aucun joueur ne veut être sur le banc, mais on a de très bons attaquants », rappelait malicieusement Luis Enrique après l’aller. Cette concurrence, qu’il a lui-même instaurée, est l’une de ses plus grandes forces. Elle maintient tout le monde sous pression, oblige les titulaires à ne jamais se relâcher et offre des solutions de luxe en cours de match.

Pour ce déplacement à Londres, la mission est simple : finir le travail. Et pour cela, le PSG aura besoin de tous ses artistes. Kvaratskhelia, piqué au vif, a montré qu’il était prêt à reprendre les rênes. Doué, lui, devra attendre son heure, et se tenir prêt à entrer en scène si le scénario l’exige. Car à ce niveau, la vérité d’un soir n’est jamais celle du lendemain.

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