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Habib Beye demande son départ immédiat

C’est un joli clin d’œil du destin. Après avoir été un joueur emblématique de l’Olympique de Marseille entre 2003 et 2007, Habib Beye a retrouvé son club de cœur dans sa nouvelle vie d’entraîneur. L’ancien défenseur a commencé sa mission sur le banc du club phocéen en prenant la succession de Roberto De Zerbi, il y a quelques semaines.

Depuis ses débuts dans le football, Habib Beye a toujours clamé son affection pour l’OM. L’ex-international sénégalais a été particulièrement marqué par son premier passage durant sa carrière de joueur. Il était à resté à Marseille quatre ans, mais il aurait aimé prolonger l’aventure un peu plus. Courtisé en 2007 par Newcastle, Beye avait alors répondu à l’appel du club anglais pour des raisons financières.

Consultant vedette de Canal + il y a encore quelques mois, Habib Beye avait raconté cette épisode avec une grande honnêteté durant son passage dans l’émission « The Big 5 », un programme de la chaîne crypté dans lequel des anciennes gloires de Premier League se confient sur leur expérience outre-Manche.

« Si j’avais pu finir ma carrière à l’OM, je l’aurais fait »

« Quand je vais à Newcastle, j’y vais parce que je veux découvrir le championnat anglais mais c’est parce que la proposition qui est sur la table, je ne peux pas la refuser, avait expliqué Habib Beye il y a 5 ans dans cette émission du diffuseur de la Premier League. Et pourtant je ne veux surtout pas quitter mon club. Mon club de cœur c’était l’OM ».  Habib Beye l’avait avoué : Si j’avais pu finir ma carrière à l’OM je l’aurais fait. À l’OM je suis le plus gros salaire du club. Quand j’arrive en Angleterre, je touche deux fois et demi ce que je touchais à l’OM et je deviens un salaire moyen de Premier League. Et à 30 ans je ne peux pas le refuser ».

« J’ai un contrat de cinq ans. Quand Sam Allardyce est posé devant moi et me dit « je te veux à tout prix » et qu’à chaque proposition, ça monte de 10 000, j’ai l’impression d’être au casino. C’est comme si j’appuyais sur un bouton et à chaque fois que je dis non, il reprend un papier et il réécrit. Je dis « Non ! ». Il me dit : « bah toi, écrit ce que tu veux ». Et à un moment donné j’ai la folie de dire OK, donc je le prends au mot et j’écris ce que je veux. Je mets un salaire énorme. Il dit « deal done » et il part de chez moi. Je m’en rappellerais toujours, c’était dans ma maison à Aix-en-Provence. Il part, il va à Monaco, il repart là-bas à Newcastle et il dit à mes agents, « je le veux à tout prix. Donc quoi qu’il arrive on mettra le prix qu’il faut ». Et je décide de partir car financièrement et à l’époque on est tous partis car il faut se rappeler qu’à l’époque, la livre est à 1,40 par rapport à l’euro. Ça veut dire que quand vous aviez, en gros, 100 000 pounds, vous l’envoyez en France c’est 140 000 euros. Quand vous faites cette balance-là, l’addition est vite faite et j’ai fait un choix financier et je n’ai pas peur de le dire », avait conclu Habib Beye. Une transparence assez rare pour un amoureux de l’OM qui aura finalement retrouvé le club de sa vie.

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