Procès des agents de sécurité de Samm Sa Kaddu : Des peines variées demandées, le verdict prévu pour le 6 janvier prochain
Le procureur du tribunal de Grande instance de Saint-Louis a requis des peines de 2 à 5 ans de prison et des relaxes au procès des 80 personnes arrêtées à la suite de violences ayant émaillé le passage de la caravane de la coalition Samm Sa Kaddu à Saint-Louis, lors de la campagne électorale des Législatives de novembre 2024, informe l'Aps.
Le Tribunal a fixé au 6 janvier le délibéré.
Le procès de ces 80 personnes s’est ouvert, ce lundi. Les prévenus, des préposés à la sécurité de la caravane de Sam Sa Kaddu, une des coalitions qui étaient en lice pour les élections législatives du 17 novembre dernier, avaient été placés sous mandat de dépôt, après avoir été inculpés pour vol avec violence, port d’armes sans autorisation et violation de l’arrêté du 22 octobre du ministre de l’Intérieur.
Ils sont suspectés d’avoir attaqué des commerçants qui scandaient le nom d’Ousmane Sonko, la tête de liste du parti au pouvoir, au passage de leur caravane. Des blessures graves avaient été enregistrées dans les rangs des commerçants du marché de Sor, à Saint-Louis.
Cette audience spéciale initialement prévue à la salle d’audience du Tribunal de Grande Instance de Saint-Louis, jugée exiguë, a été délocalisée à la Chambre de Commerce, d’Industrie et d’Agriculture de la ville.
Le procès a débuté par une bataille de procédure entre la défense demandant une exception de nullité et le procureur, plaidant la poursuite des débats au fond.
Après les auditions de la partie civile et des prévenus, le procureur du Tribunal de Grande Instance de Saint-Louis a fait son réquisitoire pour demander une peine de 5 ans, contre 23 des 80 prévenus. Selon lui, l’un d’eux a été confondu par les témoignages et les images vidéos, d’avoir tailladé la main d’un boutiquier, détaille l'Aps.
A l’encontre des autres prévenus, il a requis deux ans, dont un an ferme, pour avoir surtout porté des armes, en violation de l’arrêté ministériel.
Le parquet a décelé un groupe n’ayant pas pris part aux échauffourées et pour lequel, il n’a demandé aucune peine.
Les avocats de la défense ont commencé leurs plaidoiries, en rejetant catégoriquement les accusations portées contre leurs clients, dénonçant une affaire purement politique, qui ne méritait pas d’en arriver à ce stade.
Me El Hadj Diouf et El Hadj Amadou Sall ont parlé d’un règlement de comptes politiques entre deux camps rivaux.
‘’Pourquoi on n’a que des partisans de Barthélemy Dias à la barre, alors qu’il s’agit bien d’échange de projectiles entre deux camps’’, s’est interrogé Me Sall. "Aucune preuve n’a été fournie devant le tribunal et ces innocents méritent de rentrer chez eux", a t-il soutenu.
Me Sall a jugé que les prévenus ne portaient pas d’armes et que les masques portés se justifiaient par la présence de poussière durant la campagne électorale.
Le verdict est attendu le 6 janvier.
Le tribunal a rejeté la demande de liberté provisoire des prévenus dans le sillage du procureur, qui a estimé que ces personnes n’avaient aucune garantie de représentativité, car n’habitant pas la ville de Saint-Louis.
Le Tribunal a fixé au 6 janvier le délibéré.
Le procès de ces 80 personnes s’est ouvert, ce lundi. Les prévenus, des préposés à la sécurité de la caravane de Sam Sa Kaddu, une des coalitions qui étaient en lice pour les élections législatives du 17 novembre dernier, avaient été placés sous mandat de dépôt, après avoir été inculpés pour vol avec violence, port d’armes sans autorisation et violation de l’arrêté du 22 octobre du ministre de l’Intérieur.
Ils sont suspectés d’avoir attaqué des commerçants qui scandaient le nom d’Ousmane Sonko, la tête de liste du parti au pouvoir, au passage de leur caravane. Des blessures graves avaient été enregistrées dans les rangs des commerçants du marché de Sor, à Saint-Louis.
Cette audience spéciale initialement prévue à la salle d’audience du Tribunal de Grande Instance de Saint-Louis, jugée exiguë, a été délocalisée à la Chambre de Commerce, d’Industrie et d’Agriculture de la ville.
Le procès a débuté par une bataille de procédure entre la défense demandant une exception de nullité et le procureur, plaidant la poursuite des débats au fond.
Après les auditions de la partie civile et des prévenus, le procureur du Tribunal de Grande Instance de Saint-Louis a fait son réquisitoire pour demander une peine de 5 ans, contre 23 des 80 prévenus. Selon lui, l’un d’eux a été confondu par les témoignages et les images vidéos, d’avoir tailladé la main d’un boutiquier, détaille l'Aps.
A l’encontre des autres prévenus, il a requis deux ans, dont un an ferme, pour avoir surtout porté des armes, en violation de l’arrêté ministériel.
Le parquet a décelé un groupe n’ayant pas pris part aux échauffourées et pour lequel, il n’a demandé aucune peine.
Les avocats de la défense ont commencé leurs plaidoiries, en rejetant catégoriquement les accusations portées contre leurs clients, dénonçant une affaire purement politique, qui ne méritait pas d’en arriver à ce stade.
Me El Hadj Diouf et El Hadj Amadou Sall ont parlé d’un règlement de comptes politiques entre deux camps rivaux.
‘’Pourquoi on n’a que des partisans de Barthélemy Dias à la barre, alors qu’il s’agit bien d’échange de projectiles entre deux camps’’, s’est interrogé Me Sall. "Aucune preuve n’a été fournie devant le tribunal et ces innocents méritent de rentrer chez eux", a t-il soutenu.
Me Sall a jugé que les prévenus ne portaient pas d’armes et que les masques portés se justifiaient par la présence de poussière durant la campagne électorale.
Le verdict est attendu le 6 janvier.
Le tribunal a rejeté la demande de liberté provisoire des prévenus dans le sillage du procureur, qui a estimé que ces personnes n’avaient aucune garantie de représentativité, car n’habitant pas la ville de Saint-Louis.