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JO-2026 - Timothy Loubineaud: "Je suis un peu le Julian Alaphilippe du patin, à l'instinct"

A Inzell, dans le sud de l'Allemagne, il est revenu sur son record du monde et l'échéance olympique qui approche, dans un entretien à l'AFP.

Q: Vous avez battu le record du monde sur 5.000 m mi-novembre. Avez-vous l'impression que le regard des autres patineurs a changé?

R: "Les athlètes qui me connaissent et qui me suivent savent très bien que j'avais une progression assez linéaire depuis deux ou trois années, donc ils se doutaient bien que ma progression allait continuer. Après, je ne pense pas qu'ils s'attendaient à ce que je fasse un record du monde, moi le premier. Il y avait surtout un beau moment de fierté pour tous les pays, de voir que c'est aussi possible d'y arriver quand on est issu d'un petit pays, où on n'a pas d'infrastructure pour s'entraîner."

Q: A l'approche de l'échéance olympique, sentez-vous une pression qui monte?

R: "J'ai une phrase qui dit: +Quand on pense au passé, on est un peu anxieux. Et quand on pense à demain, on est un peu stressé+. Moi, je pense au présent, comme ça je n'ai ni l'un ni l'autre. Je veux juste être plus fort qu'hier, mais moins fort que demain. On me demande si j'ai hâte d'y être. Pas forcément. Ce n'est pas non plus quelque chose d'énorme, ça va être trois semaines dans une vie. Le plus important, c'est de faire des bons entraînements pour être prêt le jour J."

Q: Est-ce que vous avez déjà en tête la façon dont vous voulez mettre en place vos courses aux Jeux?

R: "Je ne connais pas du tout les infrastructures sur lesquelles on va patiner. On ne connaîtra que le jour J les paramètres environnementaux - la pression atmosphérique, l'humidité, la température. Je ne peux pas calquer une quelconque stratégie par rapport aux choses que je n'ai pas encore. Après, dans tous les cas, je suis quelqu'un d'assez instinctif, intuitif."

Q: C'est comme ça que vous avez abordé la course record à Salt Lake City?

R: "Oui. J'ai juste patiné à l'instinct, à ce que je pensais être capable de gérer en termes d'effort. Mais, franchement, la gestion, les datas, les informations, s'il y a bien un mec qui n'en a rien à faire, c'est bien moi. Je suis un peu le Julian Alaphilippe du patin, et c'est très bien comme ça, à l'instinct, on ne calcule rien. Et puis, ça a bien marché pour lui, je ne vois pas pourquoi ça ne marcherait pas pour moi."

Q: Est-ce que vous vous voyez parmi les prétendants au podium olympique?

R: "C'est des Jeux olympiques, une course d'un jour. Je fais juste ce que j'ai à faire, du mieux que je peux. Je ne suis pas là à faire des plans sur la comète. Je veux juste donner le maximum. Je n'ai pas envie de me mettre du stress, d'y penser, parce que de toute manière, tout peut se passer. Quand je franchirai la ligne d'arrivée, là on pourra faire des comptes. Pour le moment c'est trop tôt pour en parler."

Q: Qu'est-ce que la bascule vers la Fédération de skateboard et de roller a changé pour vous?

R: "Le nerf de la guerre, ça reste les budgets. Pouvoir s'entraîner tous les jours ensemble, vivre ensemble, construire cette équipe ensemble, ça coûte de l'argent et sans cet argent de l'Agence nationale du sport, on ne pourrait pas être là où on en est aujourd'hui. On ne pourrait pas construire ce projet aussi bien que ce qu'on construit aujourd'hui. A l'époque, si on avait un stage d'une semaine sur une saison hivernale où on était regroupé tous ensemble, c'était quelque chose d'exceptionnel."

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