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Israël maintenu, l’UEFA menacée au portefeuille

L’instance européenne du football n’avait sans doute pas anticipé ce terrain-là. À force de maintenir le statu quo, UEFA pourrait se retrouver face à une addition salée. Car au-delà des polémiques sportives et morales, c’est désormais l’argent qui entre en jeu. En Suisse, où l’UEFA est installée, des élus cantonaux estiment que l’organisation ne peut plus bénéficier d’un statut fiscal privilégié tout en fermant les yeux sur une situation jugée incompatible avec ses principes affichés.

La Suisse met l’UEFA face à ses responsabilités

Ce jeudi, des parlementaires du canton de Vaud ont confirmé qu’un vote interviendrait le 20 janvier pour remettre en cause l’exonération fiscale dont bénéficie l’UEFA. Leur argumentation s’appuie sur l’avis rendu le 19 juillet 2024 par la Cour internationale de Justice, jugeant l’occupation israélienne illégale. Or, l’Israeli Football Association reste membre à part entière de l’UEFA, alors même que certains clubs évoluent sur des territoires occupés.

Aux yeux des élus vaudois, l’exonération fiscale accordée à l’UEFA repose sur une condition claire : promouvoir la paix, lutter contre le racisme et les discriminations. Le maintien d’Israël sans sanction serait, selon eux, une rupture manifeste avec ces objectifs. Si la procédure aboutit, l’UEFA pourrait devoir justifier sa position, accepter une exonération conditionnée… ou perdre purement et simplement cet avantage fiscal, avec un impact direct sur ses finances.

Un précédent qui inquiète à Nyon

L’enjeu dépasse largement la Suisse. En acceptant de « payer » pour maintenir Israël, l’UEFA enverrait un signal clair : sa neutralité a un coût. Après avoir invoqué la paix pour sanctionner la Russie, l’organisation se retrouve accusée de double standard. Dans un contexte déjà tendu, ce dossier pourrait créer un précédent dangereux, où l’inaction sportive se transforme en sanction financière.

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