World News in French

Vanessa Le Moigne, le soutien de taille

La finale de la Coupe d’Afrique des nations opposant le Sénégal au Maroc restera comme un moment-clé de la carrière de Vanessa Le Moigne. Son interview d’Édouard Mendy, à l’issue du sacre des Lions de la Teranga, a provoqué une vague de cyberharcèlement à son encontre.

La journaliste sportive a donc décidé de quitter la sphère footballistique à la fin de la saison. Dans un premier temps, elle avait regretté que ses pairs ne la soutiennent guère. L’association « Femmes journalistes de sport » a décidé de se mobiliser en sa faveur.

« Le départ de notre consoeur Vanessa Le Moigne n’est pas un simple choix de carrière et ne découle pas d’un seul événement, c’est le reflet d’une réalité devenue insupportable. Insultes, remarques sur notre physique, remise en cause permanente de notre légitimité : le cyberharcèlement et le sexisme ordinaire, également présent dans de nombreuses rédactions, ne sont pas ‘le prix à payer’ pour faire notre métier. Nous ne nous tairons plus. Nous ne partirons plus en silence. Il est temps que le monde du sport, ses instances et ses plateformes prennent leurs responsabilités », peut-on lire dans un communiqué rédigé par plusieurs journalistes et diffusé sur les réseaux sociaux.

Vanessa Le Moigne « résignée »

« J’ai aussi reçu beaucoup de messages personnels de femmes et d’hommes, de plusieurs rédactions, pas seulement de sport, a réagi la principale concernée, cité par L’Équipe. Et aussi énormément de soutien sur les réseaux. Il y a deux sujets : le sexisme sur les réseaux et le rôle des journalistes. C’est à d’autres de s’en emparer. Ma réaction a été épidermique et je suis convaincue de mon choix pour plein de raisons. Je ne suis pas en colère mais résignée. »

Vanessa Le Moigne faisait partie des premières journalistes à avoir intégré la chaîne beIN SPORTS, peu après sa création en 2012. C’est Charles Biétry qui avait alors permis son recrutement.

Читайте на сайте