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JO-2026: polémique en Italie sur la venue d'une division de l'ICE américaine

"Aux Jeux olympiques, le service de sécurité intérieure (HSI) de l'ICE soutiendra le Service de sécurité diplomatique du département d'Etat américain, ainsi que le pays hôte, afin d’évaluer et d'atténuer les risques liés aux organisations criminelles transnationales", a annoncé l'ICE dans un communiqué transmis mardi à l'AFP.

"Bien évidemment, l'ICE ne mène pas d’opérations en matière d’immigration à l’étranger", a précisé l'agence, soulignant que "toutes les opérations de sécurité restent placées sous l’autorité de l'Italie".

Des milliers d’agents de l’ICE ont été déployés par le président Donald Trump dans plusieurs villes américaines dans le cadre d'une campagne contre l’immigration illégale.

Leurs actions ont provoqué de vastes manifestations, et les récents meurtres par leurs agents de deux citoyens américains, Renee Good et Alex Pretti, tous deux âgés de 37 ans, dans les rues de Minneapolis (nord des Etats-Unis), ont suscité l'indignation.

Le département de sécurité intérieure de l'ICE, qui sera mobilisé durant les JO de Milan-Cortina, lutte à l'international notamment contre le trafic de drogue et le terrorisme, peut-on lire sur le site de l'ICE.

Les agents accusés de violences aux Etats-Unis font partie d'une autre division (Enforcement and removal operations), chargée notamment des expulsions, mais cela n'a pas empêché les polémiques en Italie.
"Cowboys"
"Ils ne sont pas les bienvenus à Milan, il n'y a aucun doute", a affirmé le maire de la ville, Giuseppe Sala, sur la radio RTL 102.5.

Maire de centre-gauche d'une des cités hôtes des JO, M. Sala a estimé que la présence de cette "milice qui tue" et "entre chez les gens en s'autodélivrant une autorisation" était un "problème" et qu'ils n'offraient "aucune garantie d'être alignés sur notre manière de gérer démocratiquement la sécurité".

"Je me demande si, un jour, nous pourrons dire non (au président américain Donald) Trump", a-t-il ajouté. "Je ne parle pas de créer un problème diplomatique, mais juste de dire non".

"Les cowboys de l'ICE ne peuvent pas mettre un pied en Italie pour la simple et bonne raison que, chez nous, c'est un Etat de droit, et que nous voulons le conserver", a déclaré pour sa part lundi la députée Daniela Ruffino du parti Azione (centre), selon l'agence de presse AGI.
Rencontre avec l'ambassadeur américain
Les autorités italiennes avaient d’abord nié les rumeurs sur la présence d’agents de l'ICE, puis ont tenté d’en minimiser le rôle, suggérant qu’ils n’aideraient qu’à assurer la sécurité de la délégation américaine.

Le vice-président américain JD Vance et le secrétaire d’État Marco Rubio doivent notamment assister à la cérémonie d'ouverture des JO dans le stade de San Siro, à Milan, le 6 février.

La protection des citoyens américains pendant les Jeux olympiques à l'étranger est traditionnellement assurée par le Service de sécurité diplomatique du département d'État.

Giovanni Malagò, président du comité d'organisation des JO, a déclaré mardi qu’il pensait que des agents de l’ICE seraient présents "pour les hauts responsables du gouvernement américain" et n’auraient "rien à voir avec la sécurité des Jeux". "Il ne s’agit pas des Jeux olympiques, mais d’individus", a précisé M. Malagò.

Le ministre italien de l'Intérieur Matteo Piantedosi, qui avait souligné lundi que "l'ICE en tant que telle (n'opérerait) jamais en Italie", devait rencontrer mardi l'ambassadeur américain à Rome, a indiqué son bureau.

Le Comité international olympique, contacté par l’AFP, a précisé que "la sécurité des Jeux olympiques relève de la responsabilité des autorités du pays hôte, qui travaillent en étroite collaboration avec les délégations participantes". "Nous vous invitons à vous adresser au Comité olympique et paralympique des États-Unis (USOPC)", a-t-il ajouté.

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