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Niger : Tiani accuse «les services français» et «Emmanuel Macron» d'avoir planifié l'attaque de Niamey

Dans un entretien accordé au soir du 13 février à la Radio Télévision du Niger (RTN), le chef de l’Etat nigérien Abdourahamane Tiani est revenu sur l’attaque menée dans la nuit du 28 au 29 janvier dernier contre la base aérienne 101 de l’armée de l’air, située près de l’aéroport international Diori Hamani, révélant que cette opération avait coûté 300 millions de francs CFA à ceux qu’il a qualifié de « sponsors » de l’État islamique dans le Grand Sahara (EIGS), du Jama'at Nusrat al-Islam wal-Muslimin (JNIM) et de Boko Haram.

Abdourahamane Tiani a aussi détaillé le nombre de véhicules ayant participé à l’attaque, indiquant le chiffre total d’une quarantaine de motos, dont dix du JINIM, dix motos et un véhicule de l’EIGS, et 20 motos de la nébuleuse Boko Haram. Concernant le financement de l’attaque, il a expliqué qu’un montant de 200 millions de francs CFA devait servir à financer les préparatifs, alors que les 100 millions restants devaient servir à payer la partie qui devait revendiquer l’attaque. 

Accusations réitérées contre Emmanuel Macron et la France de la planification de l’attaque

Le chef de l'État nigérien a encore accusé la France, et plus précisément les « forces spéciales et les services français avec la bénédiction de leur mentor Emmanuel Macron et de ses laquais ouest-africains » de la planification des « attaques successives à l’issue de l’attaque du 28 au 29 janvier 2026 ». Il a aussi déclaré que « l'attaque de l'aéroport est inscrite dans un agenda de déstabilisation maladive » du président français qui s’est engagé à « renverser le régime nigérien qui a osé choisir la voie de l'indépendance, la voie de la souveraineté, la voie de la bonne gouvernance et la voie de l'autosuffisance à travers le développement des bases de production pour une souveraineté économique, la voie courageuse des réformes sociales que nous avions initiées ».

Le Niger en état de « guerre néocoloniale »

Pour Abdourahamane Tiani, le Niger est « en état de guerre, une guerre néocoloniale », pointant la responsabilité de la France, « derrière ce terrorisme qui endeuille les familles nigériennes. Nous le savons ; qu'ils sachent que nous le savons ». Dans ce contexte, il a affirmé que la France, en tant qu’ancienne puissance coloniale, a gardé des contacts avec les mouvements terroristes qui opèrent au Niger et dans l’espace AES.

Pour rappel, le chef de l'État nigérien avait déjà pointé directement les présidents Patrice Talon du Bénin, Alassane Ouattara de la Côte d’Ivoire et Emmanuel Macron de la France comme étant les véritables soutiens de l’attaque contre la base 101 de l’armée de l’air nigérienne.

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