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Attal affirme avoir "combattu" LFI pendant les législatives de 2024

"Je lutte contre La France Insoumise et je lutte contre le Rassemblement national", a dit Gabriel Attal, patron des députés Renaissance, lors d'un déplacement au Salon de l'agriculture dimanche.

"Je les ai combattus, y compris pendant les législatives et la dissolution", a-t-il ajouté.

Gabriel Attal, invité sur France Inter le 3 juillet 2024, avait rejeté tout rapprochement avec LFI mais appelé à barrer la route au Rassemblement national, qu'il jugeait aux portes du pouvoir.

"Tout me sépare de La France insoumise. Jamais je ne ferai alliance avec La France insoumise", avait-il dit.

Mais il avait estimé que le mouvement de Jean-Luc Mélenchon n'était pas "en situation d'avoir une majorité absolue à l'Assemblée nationale et de gouverner le pays", contrairement au RN.

"Donc ça ne fait pas plaisir évidemment à beaucoup de Français de devoir faire barrage au Front national en utilisant un autre bulletin qu'ils n'auraient pas voulu. Moi, je le dis ici, je considère que c'est notre responsabilité que de le faire", avait-il conclu.

Les propos de Gabriel Attal ont été exhumés par Jordan Bardella dans un contexte de tensions autour de LFI, accusée par ses adversaires politiques d'avoir un lien indirect avec le meurtre du militant d'extrême droite radicale Quentin Deranque.

Deux collaborateurs du député LFI Raphaël Arnault, fondateur du groupuscule officiellement dissous la Jeune Garde, ont été mis en examen.

Gabriel Attal a assuré avoir été "lanceur d'alerte" concernant Raphaël Arnault, avec lequel il avait eu un échange musclé durant la campagne en 2024, pendant que Jordan Bardella "mangeait des bonbons sur TikTok".

M. Arnault, alors candidat Nouveau Front populaire dans le Vaucluse, lui avait reproché un manque d'engagement contre les "violences de l'extrême droite".

"Quand on voit ce que La Jeune Garde, le mouvement dont vous faites partie, est capable de tenir comme propos violents, comme menaces à l'endroit de nos concitoyens, on n'a pas de leçon à donner dans la lutte contre l'extrémisme", lui avait répondu Gabriel Attal.

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