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Réforme constitutionnelle sur la Nouvelle-Calédonie: "le statu quo n'est pas viable", prévient Lecornu au Sénat

Défendant au Sénat un texte qui serait le "point de départ" d'une sortie de crise durable, le Premier ministre a averti les sénateurs que, s'il était rejeté, ce serait "la première fois que le Parlement refuserait d'être le notaire d'un accord conclu entre les parties calédoniennes".

Ces accords prévoient notamment la création d'un État calédonien inscrit dans la Constitution française, doté d'une nationalité propre et pouvant être reconnu internationalement, mais sont rejetés par le principal mouvement indépendantiste.

Le Sénat devrait, sauf surprise, adopter le texte mardi mais l'examen s'annoncera beaucoup plus incertain à l'Assemblée nationale.

"Cet accord de Bougival n'est pas parfait" mais il est "ce que nous avons fait émerger collectivement de mieux en quatre années de négociations", juge M. Lecornu, rappelant que les partenaires calédoniens indépendantistes et loyalistes ne se parlaient plus jusqu'alors dans ce territoire ravagé par les émeutes meurtrières de mai 2024.

Le Premier ministre a détaillé les contours du "pacte de refondation" économique et sociale pour la Nouvelle-Calédonie, chiffrant le soutien exceptionnel de l'État à deux milliards d'euros sur cinq ans.

Il a conditionné un soutien supplémentaire de 500 millions d'euros en 2026 à la filière du nickel, ressource-clé de l'archipel calédonien mais en grande difficulté, à l'élaboration d'un "plan de transformation crédible" au cours du premier semestre. "Soutenir et accompagner, oui. Subventionner indéfiniment des pertes, non", a-t-il déclaré.

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