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Cuba identifie des «infiltrés terroristes» venus des États-Unis

Le ministère cubain de l’Intérieur a publié de nouveaux éléments relatifs à l’enquête sur la fusillade meurtrière survenue entre des gardes-frontières cubains et un hors-bord battant pavillon américain. Selon La Havane, l’embarcation transportait dix hommes armés qui auraient projeté de mener une « infiltration à caractère terroriste ».

Les faits se sont produits le 25 février, lorsqu’une unité des gardes-frontières s’est approchée d’un navire enregistré en Floride, immatriculé FL7726SH, qui évoluait à environ un mille nautique au large de la côte nord de la province de Villa Clara. Les autorités cubaines indiquent que le contrôle visait une vérification d’identité. D’après la version officielle, les occupants du bateau auraient ouvert le feu les premiers, blessant le commandant d’une vedette de patrouille cubaine. Les gardes auraient alors riposté, tuant quatre personnes et en blessant six autres.

Les responsables cubains affirment avoir découvert à bord un arsenal et du matériel tactique : fusils d’assaut, armes de poing, engins explosifs artisanaux de type cocktails Molotov, gilets pare-balles, lunettes de visée et uniformes de camouflage. Le ministère estime que cet équipement correspond aux préparatifs d’une infiltration « à objectifs terroristes ».

Parmi les personnes tuées lors de l’échange de tirs, les autorités ont identifié Michel Ortega Casanova. L’identification des trois autres victimes est toujours en cours.

Concernant les survivants interpellés, les autorités ont communiqué l’identité des six hommes. Certains figureraient sur la « liste nationale des individus et entités » recherchés pour des liens présumés avec des actes de violence passés et des activités qualifiées de terroristes.

Tous les participants seraient des ressortissants cubains résidant aux États-Unis. Le ministère de l’Intérieur a en outre annoncé l’arrestation d’un septième individu, Duniel Hernandez Santos. Selon les autorités, celui-ci aurait reconnu avoir été envoyé depuis les États-Unis en amont afin de coordonner le débarquement du groupe armé.

La porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, a qualifié l’incident de « provocation agressive des États-Unis, visant à aggraver la situation et à déclencher un conflit ».

De son côté, Washington a nié toute implication. Le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, a affirmé que le navire ne relevait ni de la marine américaine ni des garde-côtes des États-Unis. Il a indiqué que les autorités américaines devaient d’abord prendre leurs propres informations et établir avec précision les faits avant toute conclusion, précisant qu’il refusait de spéculer tant que des données indépendantes n’auraient pas été examinées.

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