Le Velvet Underground, une histoire d’amour à la française
«S’ils n’étaient pas les premiers rockeurs prêts à “tout essayer”, qu’ils s’agissent de sexe ou de produits chimiques, ils furent les premiers à revendiquer drogues dures et bisexualité avec tant d’arrogance… tranquille, les premiers à emprunter leur nom au titre d’un petit roman sadomasochiste –ou mettre Sacher Masoch en musique! […] Le Velvet inventa le rock décadent.»
Ces paroles, celles du journaliste Laurent Chalumeau, figurent au dos de la pochette d’une compilation publiée par Virgin en 1985, Les Enfants du Velvet. Au sein de cet album, né sur une idée d’Étienne Daho –qui l’aurait lui-même piqué selon la légende à La Souris Déglinguée, auteur quelques mois plus tôt d’une réinterprétation de «There She Goes Again»–, six reprises plus ou moins bancales du répertoire du Velvet Underground par une partie de la fine fleur de la pop française de l’époque (Daho donc, mais aussi Taxi Girl et les Rita Mitsouko).
On y retrouvait une version guimauve du fameux «Sunday Morning», une réinterprétation sans idée de «All Tomorrow’s Parties» ou encore la présence de deux chanteuses à la mode au mitan des années 1980, Graziella de Michele et Aliss Terrell, choriste pour Daniel Balavoine, France Gall ou Michel Berger.
Interrogé aujourd’hui, Lescop, qui a repris en mars dernier «Pale Blue Eyes» sur les ondes de France Inter, ne cache pas son admiration pour la reprise de «Stephanie Says» par ... Lire la suite