Turquie-État islamique, la guerre qui ne dit toujours pas son nom
L’attentat contre l’aéroport d’Istanbul du 28 juin qui a causé la mort d'au moins 41 personnes n’a sans doute pas grand-chose à voir avec la «réconciliation» turco-israélienne, annoncée l’avant-veille. En perte de terrain en Irak et en Syrie, la nouvelle stratégie de l’organisation État islamique est d’exporter la guerre en Turquie afin d’ouvrir un nouveau front. C’est ce qu’elle fait depuis déjà plusieurs semaines. Et elle n’a pas besoin de prétexte supplémentaire.
En s’attaquant à l’aéroport d’Istanbul (61,3 millions de passagers en 2015, soit deux fois plus que celui de Bruxelles et à peine moins que Roissy-Charles-de-Gaulle), le commando de l’EI n’a frappé ni l’opposition kurde ou de gauche comme en 2015, ni seulement les touristes comme en 2016, mais bien le cœur de la présence turque au monde. L’opération minutieusement préparée par une cellule d’«inspiration turque» aurait été perpétrée par un groupe de 7 hommes, dont certains seraient d’origine d’Asie centrale, selon l’expert militaire Metin Gurcan qui l’annonçait dès la nuit dernière, précisant que trois des assaillants avaient été tués, 1 capturé et 3 autres recherchés.
An ISIS-inspired Turkish cell including guys from Central Asia responsible for airport attack.1 captured alive, 3 killed, 3 missing out of 7
— METIN GURCAN (@Metin4020) June 28, 2016
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