Les Canadiens voulant parrainer des réfugiés doivent patienter
Le Canada a un problème surprenant: les gens se battent pour prendre en charge des familles de réfugiés syriens. Dans une interview au New York Times, le ministre de l'immigration, John McCallum, a récemment déclaré:
«Je ne suis pas en mesure de procurer des réfugiés assez rapidement pour tous les Canadiens qui veulent les parrainer.»
En 1979, pendant la crise des réfugiés du Vietnam, le Canada a mis en place un système de parrainage privé de réfugiés. Des citoyens canadiens désireux d'aider peuvent former des groupes pour parrainer des réfugiés: il faut qu'ils soient au moins cinq, et doivent lever environ 25.000 dollars canadiens (soit 17.000 euros). A partir de là, ce groupe suit des réfugiés pendant un an, les aide à trouver un logement, un travail et à apprendre l'anglais. Certains réfugiés vietnamiens et cambodgiens qui avaient été parrainés par des Canadiens sont d'ailleurs devenus eux-mêmes des parrains de familles syriennes.
En mars, des Canadiens impatients, qui attendaient toujours les réfugiés qu'ils avaient accepter de parrainer, ont organisé plusieurs meetings pour protester contre la lenteur du processus et faire pression sur le ministère de l'Immigration pour que plus de familles soient acceptées. Plus de dix mille réfugiés devraient être accueillis via parrainage privé en 2016.
L'idée est que ces groupes qui tissent des liens amicaux ... Lire la suite