Le dopage n’a pas toujours été le principal ennemi des Jeux olympiques
Fin juillet, le Comité international olympique annonçait que ce serait aux fédérations de chaque sport présent aux J.O. de choisir les athlètes russes qui pourraient y participer, et ce malgré de forts soupçons de dopage organisé. Au final, 271 des 389 athlètes russes qualifiés peuvent effectivement participer aux épreuves. Cette décision peut paraître très généreuse quand on se penche sur les détails du rapport indépendant de l’Agence mondiale anti-dopage. En effet, sur près d’une centaine de pages, l’auteur de l’enquête explique que l’État russe était responsable d’un incroyable système de dopage sophistiqué pour ses athlètes, les aidant même à couvrir leurs traces.
Aujourd’hui, dénoncer le dopage d’athlètes et les écarter des compétitions est quelque chose de tout à fait naturelle, mais des affaires comme celles-ci nous renvoient à une époque où le dopage était presque toléré. Pour Louisa Thomas du New Yorker, il s'agit d'un rappel que les idéaux de la compétition olympique ont évolué. Si aujourd’hui les cas de dopage sont vus comme une atteinte à la «crédibilité des Jeux olympiques», il a fallu attendre la compétition de Séoul en 1988 pour que cette notion s’impose.
Avant 1988, il fallait lutter contre le professionnalisme
Auparavant, l’amélioration non-naturelle des performances physiques semblait presque normale. En 1904 à Saint Louis, le marathonien Thomas ... Lire la suite