Comment Cambadélis est devenu la machine à punchlines du quinquennat
Ce qu'il aime avant tout, Jean-Christophe Cambadélis, ce sont les métaphores. Évoquant la gauche et le risque de division, le premier secrétaire du Parti socialiste exhortait ainsi ses camarades, le 23 septembre: «Il ne s'agit pas de jouer perso, sinon on termine comme Ben Arfa.» Transféré cet été au PSG, le footballeur connu pour ses dribbles chaloupés a été écarté du groupe par son entraîneur... Motif: il ne travaille pas assez!
Puis évoquant la droite, qui occupe tous les radars médiatiques de ce début de primaire, avec Nicolas Sarkozy en guest star, Jean-Christophe Cambadélis osait carrément: «Les quatre Dalton de la droite –et je ne vous dirais pas qui est Joe– sont dans la surenchère.» Tout le monde aura reconnu l'allusion à l'ancien chef de l'Etat, connu pour lancer une polémique par jour: Gaulois, Gabon, migrants, tout y passe... Face au cador médiatique, Cambadélis fait ce qu'il sait faire: régaler la galerie pour allumer des contre-feux.
«Camba, on lui a prêté le parti», sourit un ancien de l’Unef, assistant parlementaire d'un député frondeur, qui connaît aussi bien les rouages du PS que les intrigues de couloir de Solférino. «Le but de Cambadélis, ajoute-t-il, c’est d’accompagner le gouvernement et de faire sa publicité. Mais c’est déjà très fort, hein! On peut dire qu'il y met du sien...» À la tête du PS –son rêve– grâce à Manuel Valls et François Hollande, Cambadélis est devenu le ... Lire la suite