10 prédictions NBA pour 2026
Le Oklahoma City Thunder ne sera pas champion NBA
Autant mettre de suite les pieds dans le plat et attaquer fort en misant sur un échec du Thunder, pourtant toujours titulaire du meilleur bilan avec 30 victoires en 36 matches. Shai Gilgeous-Alexander et ses coéquipiers ne sont plus nécessairement en course pour battre le record des Warriors (73 victoires en 2016) mais ils peuvent encore atteindre la barre des 70 succès, ce que seules deux équipes ont accompli dans l’Histoire de la NBA.
L’époque veut que les champions en titre se plantent : depuis 2018, c’est à chaque fois une nouvelle équipe qui est allée au bout pour finir sacrée l’année suivante. Mais Oklahoma City reste considéré comme le grand favori pour décrocher le trophée. Il fut même un moment pas si lointain où les joueurs de Mark Daigneault étaient perçus (à tort !) comme presque invincibles et sans faiblesse. En réalité, cette équipe, bien qu’exceptionnelle et impressionnante, garde quelques failles.
Sa défense lui confère un niveau plancher très élevé mais ce n’est pas un hasard si le Thunder s’est retrouvé en difficulté contre les Nuggets puis contre les Pacers lors des derniers playoffs. Les Spurs (et ils ne seront pas les seuls) ont aussi montré cette saison qu’il existait une formule pour prendre le dessus sur SGA, Chet Holmgren, Jalen Williams et leurs camarades.
Les Denver Nuggets retrouveront les sommets
Une prédiction entraînée par la première sur le Thunder. Denver va avoir sa revanche. Aujourd’hui, les Nuggets souffrent avec leurs nombreux blessés. Mais une fois au complet, ils seront redoutables et pourraient arriver frais en playoffs. Une fin de saison dantesque, avec par exemple 20 victoires sur les 25 derniers matches, est à prévoir avant une campagne où Nikola Jokic montrera une fois de plus qu’il est le joueur le plus dominant du monde aujourd’hui.
Le Serbe n’a jamais été aussi bien entouré. Ses lieutenants habituels Jamal Murray et Aaron Gordon sont tous les deux au sommet de leur art et ils pratiquent le meilleur basket de leur carrière. Christian Braun est devenu un titulaire indiscutable. Cam Johnson peine encore à s’adapter mais il trouvait son rythme avant de se blesser et il y a fort à parier qu’il saura être précieux en playoffs. Peyton Watson passe un vrai cap. Tim Hardaway Jr, Bruce Brown et Jonas Valanciunas sont des vétérans de qualité qui savent gérer des situations délicates. Cette année, c’est pour Denver.
Les New York Knicks iront en finales NBA
Une première depuis 1999 ! Sortis au deuxième tour en 2023 puis en finales de Conférence en 2024, les Knicks vont encore franchir une petite marche. Sur le papier, c’est là aussi la meilleure équipe alignée depuis la signature (lumineuse) de Jalen Brunson. Le cinq majeur se connaît parfaitement après avoir été remanié suite aux arrivées de Mikal Bridges et Karl-Anthony Towns à l’intersaison 2023. Ces gars-là ont passé de nombreuses minutes avec OG Anunoby et Josh Hart sous Tom Thibodeau. Ce groupe, qui reste l’un des plus productif du championnat en termes de net rating, sait comment prendre l’avantage sur ses adversaires.
Ce qui a changé, c’est l’apport du banc. Non seulement Mike Brown fait davantage confiance à ses remplaçants que son prédécesseur mais il est surtout armé d’un effectif plus riche. Tyler Kolek est une sacrée trouvaille. Miles McBride et Jordan Clarkson peuvent dépanner quand l’équipe est en panne offensive. Landry Shamet est un homme à tout faire. Quant à Mitchell Robinson, il a prouvé à maintes reprises qu’il pouvait avoir un impact déterminant dans les raquettes. Les Knicks ont le talent, l’expérience et la profondeur.
Aucun de leurs concurrents n’affichent autant d’atouts. Les Pistons vont découvrir le statut de candidats crédibles. Le Magic, qui pourrait finir fort en étant au complet, présente des lacunes structurelles dans son jeu. Les Celtics sont surprenants et rafraîchissants mais ils vont montrer des limites à un moment et dépendent encore beaucoup de leur adresse extérieure. Le reste de la Conférence semble un cran en-dessous, voire deux. New York n’aura pas d’excuse en cas d’échec, sauf blessure évidemment.
Atlanta et/ou Toronto ne feront pas les playoffs
Restons un peu à l’Est. La course pour le top-6 s’annonce passionnante parce qu’elle est encore très ouverte à la mi-saison, là où les six équipes les plus fortes de l’Ouest raisonnent comme une évidence. Même Milwaukee, onzième, peut encore espérer se qualifier directement pour les playoffs si jamais Giannis Antetokounmpo parvenait à enchaîner les matches sans se blesser. D’ailleurs, l’idée de cette prédiction est de penser que les Bucks, via le play-in (il ne faut pas non plus exagérer), participeront à la post-season.
Mais avec New York, Detroit, Boston, Orlando, Miami, Cleveland, Philadelphia, Toronto et Atlanta, il faut bien éliminer du monde ! Prenons le pari que l’une, voire les deux, des deux dernières équipes citées vont passer à le trappe. Ce serait surprenant pour les Raptors, qui occupent pour l’instant la quatrième place de la Conférence avec un bilan positif (21-15). La franchise canadienne n’a pas une grande avance sur le huitième, des Cavaliers en embuscade à moins de « deux matches d’écart. » Tout peut vite basculer et si Toronto ne se qualifie pas dans le top-6, qui sait ce qui peut se passer lors du play-in.
La donne est aujourd’hui encore plus compliquée pour les Hawks. Ils ont perdu 8 de leurs 10 derniers matches et sont dixièmes avec quasiment les mêmes résultats que les Bucks. De nombreuses interrogations entourent la franchise, allant du contrat et de la gestion de Trae Young à l’identité de l’équipe en passant par les choix de Quin Snyder et la place de Zaccharie Risacher. Atlanta pourrait faire un « panic move » mais, en réalité, les dirigeants n'ont pas à stresser : ils possèdent une jeune star en Jalen Johnson, la plupart de leurs cadres sont prometteurs et ils disposent du prochain choix de draft des Pelicans (ou des Bucks). Ça peut valoir le coup de faire un pas de recul avant de prendre des décisions cet été et de repartir de l’avant.
Trae Young, Ja Morant et LaMelo Ball ne seront pas tradés en cours de saison
Si Nico Harrison et les Mavericks nous ont prouvé le contraire en choquant la planète basket (et au-delà) en envoyant Luka Doncic aux Lakers, les stars sont en réalité rarement, voire jamais, échangées à l’approche de la deadline. Les médias ont besoin de vendre et c’est toujours plus excitant de disserter et de fantasmer sur le transfert de Trae Young plutôt que de celui de Royce O’Neale.
Il n’y a pas de fumée sans feu. Les Hawks ont été meilleurs sans leur meneur All-Star. Mais sur un petit échantillon seulement et ils ont même montré des largesses défensives sans lui. Le joueur arrive en fin de contrat, d’où les spéculations. Ja Morant est dans une situation différente : il s’est brouillé avec son coach en début de saison et les Grizzlies peuvent être tentés de tourner la page. Mais comme pour Atlanta, autant le faire pendant l’été, une fois que tout est posé à plat, avec du temps, un rythme différent et une vision plus claire après la draft en fonction de ce qui s’est passé lors des playoffs. Pareil pour les Hornets, qui ont encore un shot pour le play-in.Pourquoi Trae Young ne sera pas transféré
Le projet NBA Europe va reculer, la ligue va se concentrer sur une expansion américaine
Les plus grands clubs européens n’ont pour l’instant pas cédé. Dans l’état, si la NBA lance une ligue sur le Vieux continent, elle pourrait se retrouver avec des clubs montés de toutes pièces. Sur le moyen terme, ça peut peut-être marcher mais l’Euroleague resterait alors le meilleur championnat local, au moins au début. De quoi refroidir potentiellement Adam Silver et ses associés. Ou, à défaut, à les pousser à revoir leur copie et à faire baisser le projet dans la liste des priorités.
La NBA, aussi puissante soit-elle, ne peut pas tout gérer en même temps. Et un autre dossier, plus américain, donc plus dans ses cordes, est sur la table. Cela fait plusieurs années qu’une expansion à 32 franchises est envisagées. Les organisations ont pris de plus en plus de valeur et les talents sont de plus en plus nombreux aux quatre coins du pays. C’est le moment d’investir. Surtout que Seattle attend le retour des Sonics avec impatience. De quoi créer un gros buzz à leur retour, eux qui semblent promis à renaître avec cet agrandissement du championnat. L’autre équipe devrait être Las Vegas, même si rien n’est encore acté.
LeBron James ne portera pas le maillot des Los Angeles Lakers en 2026-2027
Soit parce qu’il aura annoncé sa retraite. Soit parce qu’il aura refusé de prendre une vraie « pay cut » pour permettre à Los Angeles de construire un effectif de qualité autour de Luka Doncic. Les Lakers sont clairement sous la menace de sortir à nouveau au premier tour des playoffs en 2026. Leur effectif manque de profondeur et surtout il n’est pas taillé pour gommer les lacunes du prodiges slovènes. C’est le chantier qui attend les dirigeants lors de la prochaine intersaison.
Pour recruter, les Angelenos auront besoin de profiter de l’expiration de contrat à 50+ millions de James. Une grande partie de cet argent ira vers Austin Reaves. Ensuite, libre à LBJ de choisir : un dernier challenge ailleurs ou simplement la fin d’une immense carrière. On croit toujours au fait que le King va annoncer sa retraite lors du All-Star Game de Los Angeles, dans un mois, afin d’avoir un mini tournée d’adieu mémorable suivie d’une campagne héroïque, motivée par l’idée de jouer ses derniers playoffs.
Les Nets vont gagner moins de 10 matches sur la deuxième partie de saison
Et ils ne seront pas les seuls. Pour l’instant, Brooklyn est à 11 victoires en 33 matches. Les Nets ne sont pas si mauvais ! Le pari, c’est de penser qu’ils finiront pourtant seulement à 20 succès. Soit un 9-40 sur le reste de la saison. Parce que l’objectif est clair : tanker, tanker, tanker. Il suffit d’un trade de Michael Porter Jr pour que cet effectif soit à peine supérieur à celui d’une équipe de G-League. Bon, OK, c’est exagéré, mais vous avez l’idée. Le but n’est pas réellement de gagner.
La cuvée de talents s’annonce chargée en 2026. Darryn Peterson. AJ Dybantsa. Cam Boozer. Caleb Wilson. Des joueurs susceptibles de changer le destin d’une franchise. Surtout les trois premiers cités. Ce sont des occasions qui ne se manquent pas. Utah, Indiana, Washington et Dallas vont aussi chercher à finir le plus bas possible.
Jayson Tatum ne reviendra pas cette saison
Les Celtics sont chaudement installés à la troisième place de la Conférence Est et ils font figure d’outsiders crédibles aux finales NBA, sans être forcément les meilleurs dans leur moitié de pays. Ils sont peut-être seulement à un trade près. Ou au retour de Jayson Tatum ? L’ailier All-Star serait largement en avance sur les temps de passage habituellement liés à une rééducation d’une déchirure du tendon d’Achille.
Boston n’est pas dans l’urgence. L’équipe joue bien sans lui et Jaylen Brown se développe en pleine lumière. Tatum reviendrait avec la pression des playoffs, des attentes sans doute trop grandes et des difficultés à trouver son rythme au moment où l’intensité est la plus élevée. C’est un risque trop important pour une promesse de récompense encore faible. Ce que montre la saison des Celtics, c’est que cette équipe est surtout armée pour revenir très fort en 2027, quand Jayson Tatum aura tout le temps du monde pour retrouver tranquillement son niveau de jeu.
Victor Wembanyama sera le favori des bookmakers pour le MVP au coup d’envoi de la prochaine saison
Les Spurs sont en avance. Ils font déjà figure de prétendants, même si les playoffs pourraient les ramener sur terre et leur rappeler qu’ils ont encore beaucoup de chemin à accomplir. Justement, c’est le genre d’échecs dont Victor Wembanyama a besoin pour grandir. Il est déjà l’un des meilleurs joueurs du monde et il sera dans l’une des deux premières All-NBA Teams s’il parvient à disputer 65 matches.
La suite logique, c’est qu’il passe encore un cap l’an prochain. Les bookmakers anticiperont cette évolution. Ils verront en Victor Wembanyama le favori logique pour le MVP 2026-2027, surtout si SGA est à nouveau récompensé au printemps prochain.
Bonus : Giannis Antetokounmpo sera tradé… au Miami Heat
Giannis Antetokounmpo contre Tyler Herro, Kel’el Ware, Nikola Jovic, trois premiers tours de draft et un droit de swap.