Les 10 têtes à claques de la NBA en 2026
Bon, pour l'intitulé... Bien évidemment que si on était en face des gars en question, on n'irait pas faire les malins, ni montrer de signe d'hostilité ou de volonté d'asséner ladite claque. C'est simplement une expression pour décrire des joueurs qui nous irritent - nous et souvent leurs congénères de NBA d'ailleurs - par leur comportement, leur style de jeu ou la personnalité qu'ils laissent voir en dehors des parquets.
En gros, si on était doté du super-pouvoir d'invincibilité, ce qui nous prémunirait de toute tentative de rétorsion immédiate, on ne serait pas contre leur mettre un gentil taquet, avec à l'esprit cette citation de Théo, l'Allemand des Tontons Flingueurs, pas notre Théo bien aimé de chez REVERSE/BasketSession : "Je ne te dis pas que ce n'est pas injuste. Je dis que ça soulage".
Luka Doncic (Los Angeles Lakers)
Dennis Schröder, qui a essayé (avec des guillemets) de lui envoyer une mandale après le dernier match entre les Lakers et les Kings, ne nous contredira pas. Luka Doncic est un joueur NBA merveilleux, sur lequel il est virtuellement impossible de défendre correctement et que l'on n'imagine pas finir sa carrière autrement que comme l'un des meilleurs joueurs de sa génération et peut-être de tous les temps. En revanche, ce sentiment constant de persécution qu'il semble ressentir vis à vis du corps arbitral, ses protestations, combinés à ce petit sourire insolent au moment d'insulter la descendance d'un adversaire ou d'un fan, ça lui vaut une place de choix dans cette liste.
LaMelo Ball (Charlotte Hornets)
LaMelo Ball est probablement l’un des joueurs les plus divertissants... et exaspérants de la NBA. Chaque possession ressemble à une tentative de highlight, même quand le contexte ne s’y prête absolument pas. No look passes en contre-attaque, pull up à neuf mètres sans rythme, sélection de tirs parfois anarchique : LaMelo joue souvent comme s’il était en exhibition permanente ou, pour reprendre la description absolument parfaite d'Erwan Abautret, "comme s'il jouait avec des airpods". Son body language nonchalant et sa défense parfois très optionnelle n’aident évidemment pas. Petit délit de "sale gueule" aussi, avec le passif autour de son ascendance et de la médiatisation de la fratrie Ball il y a quelques années.
Michael Porter Jr (Denver Nuggets)
MPJ est un superbe attaquant, un shooteur magnifique et un joueur qui a compté dans la quête du titre des Nuggets en 2023. Sur le terrain, son trait le plus agaçant est éventuellement sa tendance à disparaître en défense ou, si on remonte à quelques années, le fait qu'il se plaigne publiquement, en tant que jeune joueur et en plein milieu d'une série de playoffs, de son temps de jeu... Mais c'est surtout en dehors qu'il nous donne souvent envie de nous cogner la tête contre un mur.
La liberté d'expression, c'est un concept importante. Mais Denver a sans doute bien fait de limiter autant que possible les interviews et apparitions de Michael Porter Jr pendant toutes ces années. Depuis qu'il a son podcast, c'est la fête du slip. Entre le fait qu'il admette comprendre que des joueurs se mouillent dans des histoires de paris pour permettre à leurs potes d'enfance de croquer, le fait qu'il fasse écouter des podcasts du masculiniste Andrew Tate à ses conquêtes hypothétiques, sa propension à vouloir faire croire qu'il défend le basket féminin tout en passant son temps à le rabaisser indirectement... Il y a de quoi constituer un petit dossier de candidature sympathique pour intégrer cette liste.
Ja Morant (Memphis Grizzlies)
Lorsqu'il donnait l'impression de se la raconter un peu en début de carrière, mais qu'il parvenait à assumer sur le terrain, ça ne posait logiquement de problèmes à personne. Le côté "nous contre le reste du monde" avec Memphis lui donnait même un côté badass assez sympa. Puis sont arrivés les différents incidents qui ont plombé son CV, culte du gun à l'appui, avec comme coup d'éclat principal la récidive avec foutage de gueule via des excuses publiques télévisées. Plus récemment, sa critique publique du coaching staff des Grizzlies n'a pas amélioré son image. Même certains de ses coéquipiers commencent à songer à lever la main sur lui, à l'image de Vince Williams Jr lors d'un entraînement cette semaine...
Deandre Ayton (Los Angeles Lakers)
En avoir autant rien à secouer du jeu par instants quand on a ce corps et cette taille, ça devrait être passible de prison. Entre deux double-doubles, il a fait vriller plus d'un fan des Suns, des Blazers et des Lakers par sa nonchalance au rebond ou cette impression que l'effort lui est physiquement insupportable. Cerise sur le gâteau, il trouve toujours le moyen de se plaindre du manque de passes qu'il reçoit, qu'il joue avec Chris Paul, Luka Doncic ou LeBron James...
Draymond Green (Golden State Warriors)
Draymond est une légende des Warriors, un Hall of Famer, l'un des meilleurs défenseurs de tous les temps et probablement un assez bon analyste. Mais c'est aussi le mec qui se remet le moins en question de tous les temps. Entre ses différentes suspensions pour des gestes inappropriés où il se fait passer pour un martyr injustement traité par les arbitres, et ses mentions ici et là de Jordan Poole dont il a toujours du mal à comprendre qu'il n'ait plus voulu jouer avec lui,
Dillon Brooks (Phoenix Suns)
A l'intérieur de ce très bon joueur de basket souvent sous-coté - ce qui est en grande partie de sa faute - se cache un type que beaucoup ont dû se retenir de cogner, entre ses grimaces, ses provocations et son jeu parfois aussi dirty qu'un sol de vestiaire après un tournoi U15. Il l'a dit lui-même, quelque part, il incarne un personnage. Mais ça n'empêche pas audit personnage d'être une tête à claques aussi...
Karl-Anthony Towns (New York Knicks)
Puisqu'il a un peu mis en veilleuse les propos et déclarations qui nous faisaient tant rire sur sa place dans l'histoire ou le fait qu'il savait des enfants viendraient le remercier dans quelques années pour leur avoir permis d'être des big men qui shootent , on a songé à ne pas le mettre dans cette liste. Mais il y a quand même délit de "sale body language" chez KAT et cette impression que, même avec son niveau de All-Star, il arrivera forcément un moment où il va faire quelque chose d'assez terrible sur un match important, ou jouer un peu les faux durs sur un embryon d'altercation.
Grayson Allen (Phoenix Suns)
Ce n'est pas parce qu'il joue beaucoup moins qu'on a oublié que lorsque c'est le cas, entre deux cartons à trois points, il trouvera le moment de faire des fautes dangereuses, abjectes ou les deux à la fois. Il n'y est pour rien, mais il a malheureusement le faciès de l'emmerdeur de cour de récré, en l'occurrence Alexis G., en classe de CE2 à l'école primaire Jules Ferry de Montmorency dans les années 90.
Klay Thompson (Dallas Mavericks)
On a adulé le Klay de première partie de carrière, qui est l'un des deux meilleurs shooteurs de l'histoire et un basketteur de très haut niveau, essentiel aux Warriors. Depuis qu'il est à Dallas, au-delà de sa baisse de niveau logique, on aime un peu moins la manière dont il semble s'offusquer de tout dès qu'un joueur lui parle ou veut le provoquer, alors que lui passe la moitié de son temps à indiquer le nombre de bagues qu'il a remporté. Dire "j'ai gagné quatre titres alors que toi non", c'est une limite qu'on a souligné chez d'autres légendes de ce sport et qui n'apporte pas grand chose au débat.