LeBron James explique pourquoi c’est plus dur de jouer 82 matches aujourd’hui
Les joueurs NBA sont-ils devenus trop « softs » ? C’est ce que laissent parfois penser leurs prédécesseurs, enfin majoritairement les plus aigris d’entre eux. Certaines anciennes gloires regrettent qu’il soit de plus en plus rare de voir des joueurs, et notamment des stars, disputer les 82 matches d’une saison. Un constat amer partagé par les passionnés de basket. Et c’est vrai que c’est frustrant. Mais pour LeBron James, qui évolue dans la ligue depuis plus de deux décennies maintenant, il existe une raison derrière.
« Je veux que nos fans comprennent que jouer 82 matches dans les années 80 et 90 n’est pas la même chose que de jouer 82 matches aujourd’hui. Pas du tout la même chose. La manière dont l’on joue, la vitesse, le rythme, c’est un sport complètement différent. Ça entraîne de nombreuses blessures qui concernent les tissus mous (ligaments, tendons, etc.). Quand je suis arrivé en NBA, la plus grosse crainte c’était de se faire une entorse de la cheville haute en marchant sur le pied d’un gars puisque 4 ou 5 joueurs restaient dans la raquette. On ne voit plus trop ça. Maintenant, le nouveau truc, c’est le mollet », confie le King lors du dernier épisode de Mind The Game.
LeBron says it’s harder to play 82 games today than it was in the 80s or 90s:
“The way we play with the level of pace and speed we play at, it’s a different game now. It’s a lot of soft tissue injuries now because of it… when I first came in the league the biggest concern for… pic.twitter.com/a3z9ruWxO2
— Legion Hoops (@LegionHoops) January 27, 2026
Le natif d’Akron est accompagné dans le podcast de Tyrese Haliburton, qui s’est justement déchiré le tendon d’Achille après avoir forcé lors des finales NBA malgré une douleur au bas de la jambe. On remarque d’ailleurs que de nombreux joueurs se sont effectivement blessés cette saison, comme Giannis Antetokounmpo, Victor Wembanyama ou encore Evan Mobley très récemment.
LeBron James met en avant le rythme effréné des rencontres qui pèsent sur le corps des athlètes. Le jeu est peut-être moins physique dans le sens « brutal » qu’à une époque mais il laisse encore plus de traces parce que beaucoup plus intense. Les équipes les plus « rapides » de la ligue en 1997 seraient les plus lentes aujourd’hui. Mais la différence ne s’explique pas seulement parce que tout va plus vite mais aussi parce qu’il y a une zone beaucoup plus large à couvrir sur le terrain pour les joueurs avec un spacing de plus en plus grand. Un cocktail explosif pour les ligaments et les tendons. C’est aussi pourquoi certains réclament désormais une saison raccourcie d’une dizaine de matches.