Ayo Dosunmu, le move sous-côté de cette trade deadline ?
L'année dernière, Antoine ne cessait de le répéter, Alex Caruso était LE transfert clé qui avait permis au Thunder d'atteindre le niveau qu'on lui connaît depuis. Pourtant, quand il a eu lieu, il était loin d'être le move le plus hypé par la presse. Et si le trade d'Ayo Dosunmu lors de cette deadline était justement ce type de trade, celui qui en sous-marin fait passer un pallier décisif à une équipe déjà proche des sommets ? Minnesota se renforce sur la position d'arrière et gagne en scoring en sortie de banc, deux besoins criants cette saison, le tout sans trop perdre en qualités athlétiques et en défense. Et ce, au prix seulement de Rob Dillingham, qui n'aurait de toute façon quasiment pas joué en playoffs, et dont la progression n'a jamais donné satisfaction depuis son acquisition. Dans l'histoire, c'est presque les 4 seconds tours qui sont les plus regrettables pour la franchise. Bien sûr, reste à voir si la greffe prend, mais au moins sur le papier, le choix semble cohérent.
Bien sûr, tout le monde fantasmait sur Giannis, mais cela ne faisait sens ni pour Milwaukee de brader sa star, ni pour Minnesota de détruire un noyau dur qui performe depuis maintenant 3 saisons, et ce pour obtenir un joueur dont personne ne sait combien de saisons il lui reste à jouer à son niveau actuel. Dans l'histoire récente, toutes les équipes qui sont allées en Finales NBA ont misé sur la continuité et le temps long, avec des moves à la marge pour renforcer certains aspects précis de leur jeu. N'en déplaise à Nico Harrison, les moves "win now", ça n'existe pas. De ce point de vue, Tim Connelly a donc fait un boulot formidable en allant chercher Dosunmu, et peut-être - qui sait ? - en refusant de céder Randle et McDaniels contre Giannis.
Pour autant, juste avec ce move, les Minnesota Timberwolves peuvent-ils raisonnablement prétendre à une finale NBA, après s'être cassé les dents deux ans de suite aux portes du succès ? On est d'accord, en l'état, ça reste difficile de les imaginer battre l'un des principaux prétendants au titre, qui plus est sans l'avantage du terrain. Mais on aurait tort de les enterrer pour autant ! Que ce soit Denver ou OKC, aucun des contenders de l'Ouest n'est épargné par les blessures. Denver n'a joué que 11 (!) matchs depuis le début de saison avec son 5, et rien ne garantit que les choses seront différentes en playoffs. OKC était jusque-là relativement épargné, mais semble accuser le coup de leur intersaison plus courte : Jalen Williams n'arrive pas à retrouver un rythme, et c'est maintenant SGA qui se retrouve à l'infirmerie. Et si les Spurs continuent de pousser à la deuxième place, le Thunder n'aura peut-être pas le luxe de reposer ses cadres deux semaines avant les playoffs comme l'année dernière.
Oui, il faudrait un run de playoffs très favorable et un alignement de planètes pour voir les Wolves en finale suite à ce trade. Mais, pour reprendre la formule d'un internaute Reddit que j'ai trouvée très juste : le chemin vers le titre de champion, c'est d'être suffisamment bon pour être dans la conversation chaque année, et espérer avoir de la chance une de ces années-là. Et si cette année, c'était celle des Wolves ? En tout cas, vous l'aurez lu ici en premier.