José Alvarado, l’homme qui va discrètement changer les Knicks

L’arrivée de José Alvarado à New York avant la deadline n’a pas fait beaucoup de bruit. Pourtant, c’est peut-être l’un des moves les plus parfaits de cette fenêtre de trades. L'impact de l'ancien meneur de New Orleans a de bonnes chances d'être déterminant pour des Knicks en quête de Finales NBA. Arrivé en échange de deux 2e tours de Draft et de Dalen Terry, le Porto-Ricain a tout pour rendre ce move particulièrement déséquilibré en faveur de sa nouvelle équipe.

Fils de Brooklyn, passé par le lycée Christ the King, Alvarado a New York dans le sang. Et ça se voit. Dès qu’il entre sur le parquet, il impose son style blue collar : mordant, féroce, jamais intimidé. Il n’a pas le gabarit d’une star NBA, mais il compense son mètre 83 par une combativité et une intensité qui créent des différences. Le tout en étant également un bon joueur de l'autre côté du terrain également.

La nuit dernière contre Philadelphie, pour son troisième match avec New York, José Alvarado a frappé fort : 26 points en 19 minutes. Jamais un joueur NBA n'avait marqué au moins 25 points, avec au moins 5 paniers primés et au moins 5 interceptions en moins de 20 minutes !

Défensivement, il ne fait aucun doute que l'ancien de Georgia Tech va s'intégrer et apporter sa propre patte. Il y a sa fameuse « Alvarado », qui consiste à se planquer hors terrain pour surgir derrière un joueur après une remise en jeu pour lui voler la balle. Mais le reste est aussi très à propos, notamment sa personnalité et son tempérament. Les Knicks, qui ont eu quelques trous d'air ces dernières semaines, ont justement besoin de ces attributs sur cette deuxième partie de saison.

Au-delà des stats, Alvarado pourrait devenir ce que les Knicks attendaient depuis longtemps : un "fermeur de bouches". En somme, un joueur qui n’hésite pas à recadrer les stars de son équipe quand il le faut, un peu à la manière de Mario Chalmers au Heat ou de JJ Barea aux Mavs, dans deux équipes qui ont fini championnes. Son début de fight avec Mark Williams il y a quelques semaines montre d'ailleurs qu’il n’a peur ni des adversaires, ni des coéquipiers. Contre Philadelphie, on l'a aussi vu venir chercher des noises à Trendon Watford après une faute pourtant assez banale sur Mitchell Robinson.

Le mot d'ordre est clair, si quelqu'un veut rudoyer un joueur des Knicks, il sait qu'il aura le pitbull Alvarado dans les pattes la seconde d'après. Si Mike Brown lui donne les clés en sortie de banc, José Alvarado pourrait bien devenir le catalyseur de l’énergie et de l’attitude des Knicks. Et qui n'aime pas les histoires de joueurs locaux qui atterrissent finalement à la maison pour y réussir ?

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