Dominik Paris remporte la dernière descente de la saison

À 36 ans, le vétéran du ski italien a frappé un grand coup en remportant la dernière descente de la saison à Kvitfjell (Norvège), sur la piste mythique des JO de Lillehammer. Un ultime triomphe qui confirme son statut de légende de la discipline.

Sur une neige artificiellement durcie par le sel, la dernière descente de la Coupe du monde 2026 a tourné à la démonstration de puissance signée Dominik Paris. L’Italien, véritable colosse sur skis, a dévalé l’Olympiabakken en 1 min 45 s 37, s’imposant de justesse devant le nouveau champion olympique Franjo von Allmen (+0"19) et l’Autrichien Vincent Kriechmayr (+0"60). Une victoire pleine d’autorité qui sonne comme un dernier rugissement pour celui qui fêtera ses 37 ans dans quelques semaines.

Une dernière danse royale pour le vétéran de Merano

Longtemps dans un relatif anonymat cette saison, Paris a rappelé à tous pourquoi Kvitfjell reste son royaume. Six fois vainqueur sur cette même piste depuis le début de sa carrière, il y signe ce samedi un septième succès norvégien, portant son total à 25 victoires en Coupe du monde, dont 20 en descente.
À son âge, alors que nombre de ses rivaux ont déjà raccroché, l’Italien continue d’écrire l’histoire avec une constance rare, lui qui incarne depuis une décennie la quintessence du descendeur : explosif à la relance, précis dans les courbes, implacable dans la gestion de la vitesse.

Son triomphe a d’autant plus de saveur qu’il survient au terme d’une saison dominée sans partage par Marco Odermatt. Déjà assuré du globe de la descente et du classement général, le Suisse a cette fois dû se contenter de la 7e place, son plus mauvais résultat de l’hiver dans la spécialité. Fatigue logique pour celui qui vise désormais un dernier objectif : s’offrir aussi le globe du géant mardi prochain face au Brésilien Lucas Pinheiro Braathen.

Les Français Nils Allègre (14e, +1"67) et Maxence Muzaton (16e, +1"79) ont, eux, limité la casse sur une piste exigeante, confirmant une forme collective moyenne en cette fin de saison.

Alors que le peloton masculin boucle son exercice 2025-2026 sur une note d’émotion, la descente féminine promet encore du suspense cet après-midi, avec le globe toujours en jeu. Dominik Paris, lui, peut savourer : sur la mythique piste de Kvitfjell, il a prouvé qu’à 36 ans, la légende est toujours bien vivante.

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