Dansons la carmagnole!
Apparu dès les débuts de la Révolution française à Paris pour désigner l'homme du peuple qui ne porte pas culotte et bas de soie, le terme "sans-culotte" finit par désigner métaphoriquement, à partir du printemps 1792, un partisan de la démocratie égalitaire qui arbore effectivement un signal vestimentaire : le pantalon rayé, la veste courte appelée carmagnole et le bonnet rouge.Contrairement à ce qu'on pourrait penser, les sans-culottes ne se recrutent pas dans les milieux les plus défavorisés, (domestiques dont les patrons ont émigré, ouvriers de fabriques qui ont fermé), mais plutôt parmi ces artisans, boutiquiers, commis que la Révolution a économiquement éprouvés car producteurs ou vendeurs d'objets de luxe, ils ont perdu pratiques et clientèles. [...]