Un nouveau virage pour la 24e édition du Rallye du Cantal
Il faudra évidemment veiller à ce que le coronavirus ne freine pas des quatre fers les ambitions du Rallye du Cantal. Mais, toute tournée qu'elle est vers les questions de sécurité, la manifestation est prête, au besoin, à se tenir sans spectateurs, même si ce n'est pas l'objectif initial. Cette année, l'épreuve est programmée au week-end des 5 et 6 septembre.
Départ depuis l'aire événémentielle de la PonétiePour cette édition 2020, les organisateurs ont donné un coup de polish à la manifestation, en revoyant le tracé, plus court, et installé sur essentiellement sur la commune d'Arpajon, avec un départ depuis l'aire événementielle de la CABA, à proximité de la Ponétie, à Aurillac. Un site qui permet de centraliser le PC course, les parkings et zone d'assistance. Et ouvre un accès simplifié au circuit de 60 km.
« Notre crainte, c'est d'avoir une liste d'attente »Après un rallye 2019 qui avait rassemblé une soixantaine d'équipage, la version 2020 est bien lancée pour atteindre l'objectif d'une centaine d'engagés, avec déjà près de 50 inscriptions enregistrées en à peine 15 jours.
« Notre principale crainte, c'est d'avoir une liste d'attente », relève Francis Verbiguié, coprésident de l'Ecurie des Volcans, organisateur technique de la manifestation.
Car les derniers mois qui ont tant perturbé les saisons sportives ont décuplé l'appétit pour le Rallye du Cantal, qui a vu des inscriptions arriver de Charente, du Rhône, de Lot-et-Garonne ou encore du Tarn-et-Garonne.
Un rayon bien plus étendu que l'habituel Cantal et ses départements limitrophes. D'autant que l'épreuve, avancée d'un mois par rapport à 2019, s'insère dans un calendrier favorable à une meilleure affluence de participants.
En plus des "modernes", la catégorie qui draine le plus de participants, le rallye est ouvert à trois autres catégories, dont les VHC, les véhicules historiques de course.
Deux spéciales aux profils différentsCette fois, la course se concentrera d'ailleurs sur le dimanche, avec un départ tôt le matin, au lendemain d'un samedi consacré aux reconnaissances et autres vérifications administratives et techniques. Voila pour le côté pratique. Pour le côté sportif, le rallye propose lui aussi du neuf.
« On a une première spéciale qui est assez technique, et une deuxième qui est très rapide. Ça change complètement de physionomie par rapport à l'année dernière. Ceux qui aiment la difficulté vont aimer, et ceux qui aiment pousser la 6e aussi », observe Francis Verbiguié.
« C'est un parcours de gros bras, il faut avoir du cœur »,
Quatre catégories représentéesLes concurrents seront répartis dans quatre catégorie : modernes, VHC (véhicule historique course), VHRS (Régularité historique) et ENRS (régularité électrique). Pour les deux dernières catégories, où ce sont des moyennes qui sont imposées, l'emplacement des balises de contrôle ne seront pas précisés aux pilotes, qui n'auront qu'un transpondeur dans le véhicule. « Ça demande un gros travail de navigation », précise le coprésident de l'Ecurie des Volcans.
Un coup de pouce pour l’hôtellerie-restaurationLes engagements sont possibles jusqu'au 31 août, à minuit. Le road-book de la course, lui, sera dévoilé samedi 29 août. Si le Rallye du Cantal enregistre la centaine d'engagés comme prévu, ce sont 500 personnes - hors spectateurs - qui sont attendues sur le bassin d'Aurillac pour deux jours. Soit autant de nuitées et de besoin en restauration. « En cette période, c'est plutôt une bonne chose », pointe Francis Verbiguié.
Jean-Paul Cohade
EngagementOuverts depuis le 6 juillet, les engagement sont possibles jusqu'au lundi 31 août à minuit. Renseignements et inscription sur le site de l'Ecurie des Volcans.