Arthur Iturria : « Il faut se faire violence »
Le 6 septembre prochain l’ASM débutera la saison en affrontant d’emblée le Stade Toulousain, un cador du championnat. Les Clermontois auront donc tout intérêt à être prêts d’entrée avec le quart de finale de Champions Cup quinze jours plus tard. Aussi, l’intensité est montée de plusieurs crans ces derniers jours. Mais pas de problème pour Arthur Iturria qui sait que les efforts d’aujourd’hui paieront forcément par la suite.
Heureux de pouvoir pratiquer à nouveau le rugby dans des conditions plus normales ?Oui totalement. La semaine dernière déjà on a retrouvé des conditions d’entraînement plus normales. Et oui, cela fait du bien. Cela ressemble un peu plus à notre sport même si nous passons par des moments très physiques. Est-ce que vous sentez l’intensité monter ?Ouais c’est vraiment dur. Il y a la chaleur et le staff nous en demande beaucoup. Mais c’est tout à fait normal. On est déjà fin juillet et il va falloir mettre la marche avant pour être prêts. La semaine dernière déjà, on avait attaqué dans le dur. Il faut en passer par là. Il faut se faire violence. On le retrouvera sur le terrain quand on reprendra.Est-ce que les premiers contacts font mal ?Il y a un petit peu de contacts car certains dans le groupe aiment bien se frotter (rires). Mais pour le moment ça reste raisonnable. La semaine dernière, j’ai quand même eu quelques courbatures sans en faire trop. Il faut juste réhabituer les corps. Ressentez-vous une différence par rapport à une préparation plus habituelle ?On a pu avoir ces quatre semaines en juin pour monter un peu physiquement. Ce qui nous permet de lâcher moins de plumes à la « muscu » et d’être un peu virulents sur le terrain. Mais c’est vrai que cette année cette préparation est longue. On avait connu un peu ça après la saison 2017-2018 (l’ASM ne s’était pas qualifiée pour les phases finales de Top 14). C’est un peu similaire à cela. Ça nous rappelle des bons souvenirs... Il y a eu ce stage de cohésion en Lozère la semaine dernière. Que vous a-t-il apporté ?Franchement, on a bien bataillé. On a fait beaucoup de vélo, beaucoup de courses. Nous avons dormi à la belle étoile. C’était dur. On râle beaucoup mais on en est tous sortis indemnes. On a pu partager un bon petit moment tous ensemble le jeudi soir. C’était très agréable. Cela a été apprécié de tout le monde.
Ce sont des moments importants pour un groupe qui a quand même beaucoup changé à la trêve...Oui mais il faudra en refaire. Peut-être pas en stage, mais il faudra faire des petits repas par exemple pour se connaître un peu mieux. Ce n’est pas en trois jours que l’on se découvre réellement. Ce sont des choses qu’il faut réaliser plus souvent. C’est comme cela que l’on construit une belle équipe. Arnaud Clergue