Masque, gel, cour de récré séparée... Les enseignants de l'école Pierre-Brossolette de Riom ont dû s'adapter
Il y a le cadre fixé par l’État à travers le ministère de l’Éducation Nationale puis il y a le protocole que chaque établissement a essayé de mettre en place. À l’école primaire Pierre-Brossolette comme ailleurs, l’équipe enseignante s’est adaptée ces derniers mois pour offrir aux enfants le meilleur enseignement possible dans un contexte tout à fait inédit.
Masques et gel hydroalcoolique sont venus s’ajouter à la liste des fournitures des jeunes écoliers à partir de 6 ans. Des contraintes plutôt bien prises par tous. "On s’inquiétait un peu de savoir comment ils allaient s’y faire mais j’ai été agréablement surpris par leur forte capacité à s’adapter, se réjouit Adeline Boudoin, enseignante de CM2. On se protège mutuellement et c’est rassurant pour tout le monde."
Obligés de s’adapter aux contraintesDepuis la rentrée, les journées sont donc rythmées par les lavages de mains. Les masques, eux, obligent tout le monde à un peu forcer la voix pour être entendu et compris de tous. Des contraintes qui ne facilitent franchement pas le quotidien. "Pour respecter le programme, c’est un peu la course toute la semaine, regrette Grégoire Vallin, professeur de CE2. Il est primordial d’optimiser le temps de classe au maximum parce que si on respecte à la lettre les 30 secondes de lavage des mains multipliées par 25 élèves, on arriverait à 15 minutes rien que pour ça à chaque fois. Du coup, on s’adapte. Moi, je les fais aller se laver les mains chacun leur tour durant les 10 minutes avant la récré pour que la moitié de la classe y soit passée avant de sortir."
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La fameuse récré a aussi fait l’objet d’adaptations. Désormais, la cour a été découpée en plusieurs zones et les différentes classes sortent à des heures différentes pour éviter tout brassage. "On a toujours l’impression d’être seuls en récré, sourit Lauren Wellems, enseignante de CP. Le bon côté, c’est que les enfants sont plus calmes. Ils sont toujours entre copains, il y a plus de cohésion et cela limite les conflits. Notamment avec les plus grands qui ont des horaires différents."
Des désagréments souvent pénalisantsSi l’équipe enseignante de l’école Pierre-Brossolette fait tout pour réduire l’impact du protocole sanitaire en essayant même d’y trouver des bons côtés, il faut bien avouer que tous ont hâte que les choses rentrent dans l’ordre. "Parfois, il peut y avoir quelques soucis de compression, les enfants peuvent confondre un B et un P à cause du masque, raconte Grégoire Vallin. Il y a certains petits problèmes liés aux contraintes dues à la situation sanitaire qui pourraient se révéler pénalisants pour nos élèves. C’est à nous de tout faire pour éviter cela même si ce n’est pas toujours simple."
L’un des nombreux autres désagréments liés au contexte, ce sont les règles différentes qui s’appliquent selon les cas. "Que ce soit l’intervenante qui vient de l’extérieur pour faire les cours de musique ou les agents de la mairie qui s’occupent des activités, nous avons tous des protocoles un peu différents, explique Lauren Wellems. Par exemple, nous pouvons faire chanter les enfants en classe, mais ils ne peuvent pas le faire en cours de musique. Ce n’est pas toujours facile de suivre…"
Hâte que les choses rentrent dans l'ordre"On est vraiment pressés que tout cela se termine, conclut Adeline Boudoin. Parce que pour être franche, on commence tous à être inquiets pour les projets en dehors de l’école. On est dans le doute et c’est un peu pesant. Mais on continue à essayer de faire vivre nos projets en espérant qu’on pourra les concrétiser."
Nouredine Regaieg