Mené deux fois au score, Pau est allé chercher son maintien au Stadium (2-2) et envoie le Clermont Foot en Ligue 1 !
En l’occurrence celui opposant ce mercredi soir Toulouse à Pau, suivi avec autant d’intensité du côté du Montpied où les Clermontois s’étaient réunis pour le jouer en version canapé-TV, que celle mise par Toulousains et Palois sur le terrain à aller chacun gratter le ou les points nécessaires à leur mission.
Et c’est tout ce qui fait la différence. Car si le 2-2 final offre à Pau son maintien (de 16 à 20 buts de goal-average favorable près…), c’est bien la Ligue 1, pour les mêmes raisons de goal-average et à moins, en Arvernie, de devoir maudire Toutatis pour l’éternité, qu’il offre à Clermont.
Toulouse à un point de Clermont après l'ouverture du score de Vakoun Bayo dès la 9e minuteEt ce, malgré un scénario ô combien favorable d’emblée au Téfécé, quand le latéral droit Koffy et son gardien Olliero s’associaient dans la grosse bêtise sur une relance pour offrir au sang-froid de Bayo (Vakoun, pas Mohamed) l’ouverture du score. 9 minutes de jeu et voilà Toulouse devant (1-0) et revenu à 1 point au classement de Clermont.
Exactement là où il voulait être. Et la suite ne fut pas pour brouiller la première impression générale, avec une succession de situations dangereuses pour le TFC, Pau à l’image de Dembélé ayant bien du mal à écoper devant les déboulés des Adli, Bayo, Koné et consorts.
Mais peu à peu, survint aussi le sentiment, de plus en plus prégnant jusqu’à la mi-temps, que ce Pau-là, connu pour sa résistance, pouvait encore faire mal en seconde période.
Une égalisation paloise 49 secondes après la repriseOn ne pensait pas que ce serait après seulement 49 secondes de jeu, quand Koffy se rattrapa de sa bévue initiale pour égaliser après une belle séquence collective (1-1, 46e).
Pour autant, on ne fut pas si surpris que cela non plus de voir Toulouse, immédiatement réagir et pousser de nouveau et haut avec la tête de Bayo (2-1, 53e). Le poteau trouvé par Koné (56e) révéla alors un Pau au bord du 3-1 et de la rupture. Mais pour qui Assifuah (66e) ne manqua pas l’égalisation, à l’issue d’un nouveau beau mouvement d’ensemble.
Les hommes de Garande avaient laissé passer leur chance mais, face à la vaillance paloise, ne passèrent alors pas à côté du coup de mou physique qui les guettait depuis leur reprise à marches forcées post-Covid. De ses quatre matchs en 12 jours, la fin du dernier fut clairement de trop. Au grand soulagement des Palois et… des Clermontois !
Jean-Philippe Béal