Qui sont les nouveaux gérants de l'auberge de Chanteuges (Haute-Loire) ?
L'auberge de Chanteuges va revivre. Après un an et demi de fermeture, de nouveaux gérants ont pris en main l'établissement.
Ils ne connaissaient pas la Haute-LoirePauline Jouffray et Gérard Millet sont arrivés en Haute-Loire il y a moins de deux mois. Ils ont déménagé de Dieppe, en Normandie, où ils vivaient. "Chanteuges, et même la Haute-Loire, on ne connaissait pas du tout", reconnaissent-ils.
C'est en septembre dernier, à l'occasion de vacances, qu'ils ont découvert l'Auvergne. "On avait prévu de traverser la France en caravane, mais on s'est arrêté en Auvergne, on n'est finalement pas allé dans le sud", raconte Gérard, le co-gérant.
Ils ont eu un coup de coeur pour ChanteugesDepuis près d'un an et demi, ils s'étaient lancés dans la recherche d'une affaire à reprendre, sans avoir de destination précise. "Tout ce qu'on savait, c'est qu'on voulait un petit hôtel de 5-6 chambres, avec un restaurant", détaille-t-il.
Lorsqu'ils ont visité l'Auberge de Chanteuges, ça a été un véritable coup de coeur. "Tout était réuni, tous nos critères étaient là", sourit Pauline, la gérante. Un coup de coeur pour l'établissement, mais également pour le village. "C'est vraiment très beau, et tout le monde est très accueillant."
Se lancer en pleine crise sanitaireReprendre une affaire en plein Covid n'a pas fait peur au couple. "Il y a un an, on ne se serait sûrement pas lancé, mais là on a dit "go". Aujourd'hui on est en location, on n'a pas grand chose à perdre. On essaie, on est confiants."
Un couple de bricoleursAprès avoir été sélectionnés par le propriétaire des lieux, le couple originaire de Bourgogne s'est lancé dans des travaux. "Honnêtement, c'était propre, il n'y avait pas grand chose à faire, dévoile Pauline. On a surtout fait du rafraîchissement comme de la peinture."
Toute la décoration a également été refaite, après avoir chiné un peu partout. "On a aménagé les chambres de façon à ce que les gens se sentent chez eux." Pour cela, les six chambres ont un thème et un nom : Adélaïde, Marguerite, Colette... Que des noms de femmes !
Pauline et Gérard ont retapé une vieille machine à coudre.Ils ont de l'expérience en cuisineCette idée de reprendre une affaire ne leur est pas venue du jour au lendemain. "Ça faisait un an et demi qu'on cherchait quelque chose à reprendre." Dès le 21 mai, à l'ouverture, c'est main dans la main que Pauline et Gérard feront tout ensemble : le nettoyage des pièces, la cuisine, l'accueil...
Plus spécifiquement, c'est Gérard qui cuisinera tout le salé et Pauline le sucré. Lui est formateur de cuisine pour adultes, elle pâtissière après une reconversion. Alors pas question de se laisser aller de ce côté-ci. "On va travailler avec des producteurs locaux et tout faire maison : les sauces, les frites, le ketchup, la transformation de certains produits..."
Ils ont des tas de projetsLes produits locaux, ils souhaitent les mettre en avant. "On prévoit de faire un dépôt-vente en fonction de nos fournisseurs et on aimerait faire un potager pour avoir du plus que local", annonce la gérante.
Le 4 juin, un marché de producteurs sera organisé, en même temps que des portes ouvertes. Plus tard, les deux gérants aimeraient mettre en place des cours de cuisine, développer le bien-être avec des stages de yoga, de la balnéo, des week-ends à thèmes, décrocher un éco-label... Bref, de quoi faire revivre l'Auberge.
Maryne Le Goff