Départementales 2021 : que retenir du premier tour dans les quatre cantons de Montluçon (Allier) ?
Montluçon-1
Pascale Lescurat et Marc Malbet (Gauche et écologistes rassemblés), les deux sortants, virent sans surprise en tête. Mais ils ne devancent que d’une courte tête Pierre Deludet et Francine Mopty, de la majorité départementale (URB), dans ce canton pourtant historiquement à gauche. Arrivent en troisième position Arthur Barraud et Nelly Depriester (LFI), qui sont éliminés. Le second tour s'annonce donc plutôt serré entre les deux premiers binômes cités.
Résultats- 44,63 % des suffrages exprimés : Pascale Lescurat et Marc Malbet (Gauche et écologistes rassemblés).- 43,81 % : Pierre Déludet et Francine Mopty (Union républicaine pour le Bourbonnais, URB).- 11,56 % : Arthur Barraud et Nelly Depriester (La France insoumise, LFI).Abstention : 69,16 %.
Montluçon-2Les candidats URB, François Brochet et Anne-Cécile Benoit-Gola, qui figuraient sur des listes adversaires aux dernières municipales, ont remporté ce premier tour de scrutin. Ils devancent Geneviève De Gouveia, conseillère sortante, et Jean-Luc Bernard (Gauche et écologiste rassemblés). Les candidats de La République En Marche, Maud Bigouret-Maritorena et Jean-François Jarrige, référent départemental LREM dans l'Allier, ferment la marche. Il y aura un second tour entre les deux premiers binômes cités, dans ce canton qui pourrait donc basculer dans le camp de la droite URB dimanche prochain.
Résultats- 45,53 % : Anne-Cécile Benoit-Gola et François Brochet (URB).- 38,87 % : Jean-Luc Bernard et Geneviève De Gouveia (Gauche et écologistes rassemblés).- 15,60 % : Maud Bigouret-Maritorena et Jean-François Jarrige (La République En Marche, LREM).Abstention : 70,99 %.
Montluçon-3Christian Chito, conseiller sortant, et Sylvie Sartirano (URB), sont les grands vainqueurs de ce premier tour, face à une gauche divisée. Magali Ferreira-Neves et Jacques Chanudet (Gauche et écologistes rassemblés) ont justement remporté le match à gauche, devant Sylvie Gouzien et Pierre Mothet. Ce dernier appelant dès à présent à voter pour le binôme Chanudet/Ferreira-Neves au second tour. Pierre Guillaumin et Louise Héritier (LFI) terminent, eux, à la quatrième place. Il y aura un second tour entre les deux premiers binômes cités.
Résultats- 63,91 % : Christian Chito et Sylvie Sartirano (URB).- 16,52 % : Jacques Chanudet et Magali Ferreira-Neves (Gauche et écologistes rassemblés).- 11,87 % : Sylvie Gouzien et Pierre Mothet (divers gauche).- 7,69 % : Pierre Guillaumin et Louise Heritier (LFI).Abstention : 64,57 %.
Montluçon-4Juliette Werth et Bernard Pozzoli, les conseillers sortants (Gauche et écologistes rassemblés), virent sans surprise en tête. Ils devancent le binôme URB, Romain Lefebvre-Émilie Émery-Provost. Mais il y aura cependant un second tour, car aucun binôme n'a obtenu un nombre de suffrages supérieur ou égal à 25 % des électeurs inscrits. Michel Beaune et Fatiha Taïar (LFI) ferment la marche.
Résultats- 52,29 % : Bernard Pozzoli et Juliette Werth (Gauche et écologistes rassemblés).- 40,80 % : Emilie Emery-Provost et Romain Lefebvre (URB).- 6,91 % : Michel Beaune et Fatiha Taïar (LFI).Abstention : 67,18 %.
Les réactionsGeneviève De Gouveia (Gauche et écologistes rassemblés, Montluçon-2) : « Ça n’est pas une déception, c'est une belle victoire. On a réussi à battre le mariage du chou et de la chèvre. Les deux droites [Brochet et Benoit-Gola étaient sur des listes concurrentes aux municipales], qui d’habitude se détestaient et voulaient se mordre à tout prix, se sont rabibochées pour aller à la gamelle. Je trouve qu’on s’en sort bien. On garde nos idées. On est droit dans nos bottes et on va se battre pour que les idées communistes arrivent jusqu’au département. »
Sylvie Sartirano (URB, Montluçon-3) : « Il faut qu’il y ait un sursaut [au niveau de la participation]. J’espère que nous sommes suffisamment attrayants. On propose des choses suffisamment intéressantes pour le devenir de notre territoire, pour que les gens viennent voter dimanche prochain. [Malgré tout] on est très content du score que l’on fait. Je crois qu’on a eu raison de s’allier. Ça s’observe aujourd’hui dans les urnes. Mais ça n’est pas terminé. Et le risque est qu’avec un score comme celui-ci les gens pensent que c’est acquis. Ça ne l’est pas. »
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La rédaction