World News

La prime au sortant sur le canton du Plateau de Millevaches (Corrèze), le binôme Corrèze Demain en tête avec 47,23 %

Dans le canton du Plateau de Millevaches, tout reste à faire pour les partis de gauche. Partis motivés et surtout unis pour faire tomber la majorité départementale de Pascal Coste, comme sur les trois autres cantons de haute Corrèze, PS, PC, EELV et la France Insoumise n'ont pas réussi à faire tomber la droite, qui domine sur le territoire depuis les années 1950. 

Le binôme de Corrèze Demain, Christophe Petit et Jacqueline Cornelissen, obtient sur l'ensemble du canton 47,23 %, contre 43,16 % au binôme de Corrèze Ensemble Philippe Brugère-Liliane Beynel. Le binôme du RN, Joseph Elegido-Marie Imbert, récolte tout juste 9,61 % des suffrages ; il ne peut se maintenir pour le second tour. À noter qu'à Grandsaigne, le RN ne recueille aucun suffrage. 

Comparée au précédent scrutin départemental, en 2015, la participation marque le pas sur l'ensemble du canton, comme dans le département, avec 53,69 %. Elle avait atteint seulement 33,23 %, soit 13 points de moins qu'hier (46,31 %). Le binôme UMP avait atteint 51,67 % des voix, le duo DVG-PS 48,33 % et celui DVG-PCF 15,61 %.

 

Dans les détails, le binôme Corrèze Demain arrive en tête dans 24 communes sur les 33 que compte le canton ; c'est à Toy-Viam (78,13 %) et à Bugeat (69,52 %) que la droite affiche ses meilleurs scores.

176 voix d'écart entre gauche et droite

Le binôme Corrèze Ensemble s’impose notamment à Meymac, dont Philippe Brugère est le maire, mais encore à Peyrelevade, commune qui vote le plus favorablement pour la gauche avec 73,10 % (Peyrelevade, commune dont Pierre Coutaud, ancien conseiller départemental et candidat défait au dernier scrutin, est le maire). 

Les deux candidats arrivent au coude-à-coude à Sornac, Davignac, Saint-Rémy, Alleyrat ou Saint-Germain-Lavolps, moins de 5 points les séparent.

Au total, entre les deux candidats qualifiés pour le second tour, 176 voix d’écart, moins que les 416 voix du RN. C’est donc ailleurs, dans le camp de l’abstention, que se trouvera la clé de la victoire au soir du 27 juin prochain. 

« C’est un résultat très satisfaisant, apprécie Christophe Petit. La campagne a été très difficile, on nous donnait perdant. On va maintenant se mobiliser pour transformer l’essai. »

Aller chercher les abstentionnistes

« L’objectif est d’aller chercher tous ceux qui n’ont pas voté. La participation est moins forte que d’habitude, notamment sur Meymac, ce qui marque un désavœu pour le maire. Il y a une marge de manœuvre, on va retourner sur le terrain comme on l’a fait pendant les six dernières années et ces deux mois de campagne. »

Dans le viseur de Philippe Brugère également, les abstentionnistes. « La participation est un peu décevante, ça vote habituellement plus. Notamment sur Meymac, ce n’est pas satisfaisant. Il y a eu un effet Covid et les élections départementales mobilisent moins. Le RN fait un score plus faible qu’attendu, c’est tant mieux (le FN avait atteint 13,88 % en 2015, NDLR). »

« Le second tour est ouvert, analyse-t-il. Dire qu’on est optimiste serait un grand mot, mais ce n’est pas inespéré. L’écart de voix n’est pas important, tout est jouable. »

Blandine Hutin-Mercier

Читайте на сайте