À Guéret (Creuse), tous les sports veulent profiter des Jeux Olympiques de Paris 2024
De Paris à Guéret, les anneaux olympiques vont briller jusqu’en 2024. Les Jeux de Paris se rapprochent peu à peu. Dans trois ans, la capitale sera le théâtre de joutes sportives internationales. Mais ce rayonnement devrait aller au-delà du périphérique. C’est en tout cas le souhait des organisateurs : faire participer tous les territoires à cette belle fête.
Un nouveau parking pour accueillir de grandes compétitionsEt la ville de Guéret a saisi cette main tendue à l’image de l’obtention de la classification centre de préparation pour les épreuves de VTT et de cyclisme sur route. Un sésame qui permet notamment d’enclencher les travaux de rénovation de l’IRFJS. Pour profiter de cette dynamique, d’autres sports veulent, eux aussi, des aménagements à l’image des pratiquants du gymnase Grancher.
Halis Aydin, co-président de l’académie des sports de combat, est l’un des porteurs de projet, depuis des années, pour réaliser des travaux sur le bâtiment. L’un des objectifs est notamment de créer un parking plus important pour permettre la circulation et le stationnement de bus.
« Dès que l’on veut organiser une grande compétition de dimension nationale, ça bloque à chaque fois à cause du parking. C’est un cauchemar pour organiser quelque chose. »
Le complexe sportif guérétois accueille plusieurs disciplines olympiques comme la boxe anglaise, le taekwondo, la lutte, la gymnastique et le tir à l’arc. Cette dernière pourrait même voir un nouveau terrain d’entraînement être créé lors du chantier. « Cela bénéficiera aussi aux écoles qui pourront plus facilement venir faire du sport ici. Il y a la dimension olympique jusqu’en 2024 mais il y a aussi l’après. »
Cette dimension olympique a aussi pour objectif d’accueillir, d’ici 2024, des délégations françaises et étrangères en quête d’un environnement idéal pour s’entraîner. « On a un camp d’entraînement parfait. Les fédérations cherchent à venir en campagne pour ne pas mettre les jeunes au milieu d’une cille et qu’ils soient tentés. En Creuse, ça devrait aller. »
La ville de Guéret en soutien du projet ?Mais ce projet a un certain coût. Environ 60.000 euros s’il est réalisé par un partenaire privé. L’intervention des collectivités territoriales, comme la ville de Guéret, serait ainsi vue d’un très bon œil. Jean-Baptiste Moreau, député de la Creuse, estime que tout le monde doit se mobiliser dans cette ambition olympique. « C’est la volonté de donner une autre image de la ville de Guéret. La réputation globale de la Creuse n’a rien à voir avec la réalité ce qu’il se passe ici. Guéret est un bel exemple de cette volonté des organisateurs des JO d‘impliquer tous les territoires. »
Outre l’accueil d’équipes dans l’optique des Jeux de Paris, ces potentiels aménagements s’inscrivent sur le long terme. « L’objectif n’est pas de faire un coup juste sur une échéance. Si on attire des gens, ils vont en parler autour d’eux et ça va créer une dynamique. Tout part de là. »
Alix Vermande