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Régionales en PACA : sous pression, le candidat écologiste se retire finalement du second tour

Ce retrait, révélé par le quotidien La Marseillaise, a été confirmé à l'AFP. Moins de 24 heures après avoir annoncé le maintien de sa liste au second tour, avec un score de 16,9%, contre 36,4% pour Thierry Mariani et 31,9% pour Renaud Muselier, le conseiller municipal du Lavandou (Var) a donc fait machine arrière, cédant à la pression des états-majors parisiens, celui d'EELV en tête.

"Pas le droit de jouer avec le feu"

"Je n'avais pas le droit de jouer avec le feu" face au RN, a expliqué Jean-Laurent Félizia, le chef de file écologiste de la liste d'union de la gauche en Paca, pour justifier sa volte-face.

Dimanche, "je voterai (Renaud) Muselier pour battre Thierry Mariani et sa triste cohorte" du Rassemblement national, a insisté lors d'une conférence de presse le conseiller municipal écologiste du Lavandou (Var).

"Cohérence" pour les uns, "trahison" pour d'autres

"Hier soir, il y avait un faible écart de voix entre M. Muselier et le RN (selon les estimations en début de soirée dimanche). Ce matin, ce n'était plus le même tabac", a expliqué à l'AFP Stéphane Salord, membre de la liste du Rassemblement écologique et social dans les Bouches-du-Rhône: "Personnellement j'étais favorable au retrait. Il faut être cohérent, qu'on soit fidèle à des engagements éthiques et politiques".

D'autres colistiers acceptaient beaucoup moins bien ce changement de pied soudain: "La décision a été prise par Jean-Laurent Felizia sans vote, après avoir écouté toutes les têtes de liste et certains responsables politiques s'exprimer", a ainsi assuré Jean-Pierre Cervantes à l'AFP.

"J'estime que c'est une trahison. (...) Je pense que c'est une erreur politique fondamentale, je ne suis pas entré en politique pour voter contre", a poursuivi le même.

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Menacé d'exclusion par son parti

De fait, la pression était importante sur Jean-Laurent Felizia depuis son annonce de dimanche soir. Lundi matin, le patron des Verts, Julien Bayou, avait même brandi la menace de l'exclusion contre son chef de file en Paca: "On ne considère pas qu'on peut jouer cette élection aux dés, le Front national [devenu Rassemblement national] est trop élevé", avait-il insisté.

Des appels au retrait avaient également été relayés par le PC, le PS ou encore Place Publique, d'autres partis membres de cette large union de la gauche.

AFP

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