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24 Heures du Mans: les Toyota aux commandes après deux heures et demie de course

A leur place: les deux Toyota, favorites pour la victoire, évoluaient en tête des 89e 24 Heures du Mans après deux heures et demie de course samedi, malgré un départ sur une piste détrempée qui a viré au cauchemar pour la N.8, triple tenante de l'épreuve.

Leader après s'être élancée en pole position sur le circuit de la Sarthe, la N.7 du Japonais Kamui Kobayashi vit pour l'heure une course tranquille.

Son souhait: qu'elle le reste afin de remporter l'épreuve pour la première fois et devenir le premier vainqueur dans la nouvelle catégorie reine, l'Hypercar, introduite cette saison.

Pour sa voiture soeur, c'est tout le contraire !

En deuxième position sur la grille de départ, la N.8 du Suisse Sébastien Buemi a été heurtée par la Glickenhaus N.708 du Français Olivier Pla au premier virage.

Partie en glissade puis contrainte de s'arrêter pour réinitialiser ses systèmes, elle s'est retrouvée à remonter depuis la queue de peloton. Il lui aura fallu seize tours pour retrouver sa position de départ.

La N.708 a écopé de 10 sec de pénalité lors de son premier passage aux stands pour avoir provoqué cette collision.

- Alpine derrière Toyota -

Au troisième tour, c'est une autre favorite, l'Alpine N.36 qui a connu une déconvenue, avec un tête-à-queue de son pilote français Nicolas Lapierre à Indianapolis, le condamnant à repartir au 18e rang avant de retrouver une troisième place plus conforme à ses ambitions.

Pour l'outsider français, le plan, dévoilé vendredi, est simple: "on se doit d'attaquer". "Si on laisse les Toyota tranquilles devant, on sait qu'ils vont faire une course d'attente et qu'ils seront faciles. Ils ne vont pas pousser la mécanique, les pilotes, les pneus et ils réussiront à s'imposer comme ils l'ont fait ces dernières années", expliquait-il.

Restent aussi des incertitudes concernant la fiabilité des Toyota, qui disputent leur première course de 24 heures.

"Avec la GR010, on peut encore découvrir des choses inattendues, prévenait vendredi le directeur technique Pascal Vasselon. Sur tout ce qui est fondamental, on n'est pas inquiet, mais on n'est pas à l'abri d'une combinaison de circonstances qu'on n'a pas encore rencontrée avec cette voiture."

Le constructeur japonais est bien placé pour le savoir: sous l'ère des LMP1 hybrides entre 2012 et 2020, il lui a fallu attendre 2018 -- et les départs des concurrents Audi et Porsche -- pour s'imposer !

La N.7, elle, a signé la pole et mené en 2017, 2019 et 2020, avant d'être privée de la victoire par des événements plus ou moins rocambolesques.

- 50.000 spectateurs après le huis clos de 2020 -

La course est partie à 16h13, après trois tours de formation au lieu d'un, pour permettre aux pilotes de prendre la mesure d'une piste détrempée après une heure de pluie, entre 15h00 et 16h00, et d'une visibilité réduite.

Les voitures rouleront jusqu'à 16h00 dimanche, sous un temps mitigé samedi et sec le lendemain.

Dans le contexte de la pandémie de Covid-19, cette édition se tient fin août plutôt que mi-juin, décalée afin d'accueillir 50.000 spectateurs (20% du nombre habituel), après un huis clos en 2020.

Cinq Hypercars, 24 LMP2 (des prototypes plus standardisés et moins rapides), 8 LMGTE Pro (dérivées de voitures sportives de série et représentant trois marques, Ferrari, Porsche et Corvette), 23 LMGTE Am (pilotées par des amateurs pour des écuries privées) et une voiture "innovante" (pilotée par deux pilotes paraplégiques) sont engagées, soit 61 équipages.

En LMP2, l'Oreca N.17 de l'Américain Dwight Merriman, du Britannique Ryan Dalziel et du Français Thomas Laurent a dû déclarer forfait avant même la course, après deux accidents en essais.

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