"Quand un produit plaît, il faut acheter !" : les boutiques de Clermont-Ferrand travaillent à flux tendus avec la crise
« Je le dis souvent à mes clients. Quand le produit est là, il ne faut pas hésiter trop longtemps, car la réalité commerciale a changé, on travaille désormais à flux tendus ! », détaille Jean-Christophe Favodon, qui gère à la boutique Tommy Hilfiger, à Clermont. Comme nombre de ses confrères, le spécialiste du prêt-à-porter masculin et féminin doit s’adapter à la nouvelle donne, liée à la crise sanitaire.
Les livraisons sont espacées dans le temps. Au lieu de tout recevoir d’un coup, les commandes accusent un retard de quatre à six semaines.
Une situation qui pourrait bien poser problème à l’approche des soldes. « Effectivement, il y aura moins de produits en soldes, car il faut que les articles aient au moins un mois de magasin avant de pouvoir être remisés… Ce qui n’est pas le cas de tous en raison des arrivées tardives. » Des stocks défaillants, c’est aussi le souci de cette enseigne de vêtements pour enfant du Centre Jaude 1. La responsable compose au jour le jour : « Pour les ventes privées, on a fait venir de la marchandise depuis une boutique du sud de la France qui en avait davantage. Mais on est vraiment court ! »
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Incertitude sur les prixUne situation aggravée par la concurrence d’internet et les restrictions liées à la crise sanitaire. « Les gens commandent beaucoup en ligne. On a beaucoup de papis, mamies qui ne viennent plus. Et puis, on a des clients de Lozère, de Brioude ou de Montluçon qui ne se déplacent plus car, en l’absence de pass sanitaire, ils ne peuvent pas déjeuner au restaurant sur leur journée de courses. »
Une galère qui n’épargne pas les magasins de sport. Philippe Amblard, qui dirige l’enseigne Numéros 10, rue Champfleuri à Clermont-Ferrand, craint une augmentation des prix. « C’est compliqué cette année. Pour les clubs, on a manqué de tout, on n’a jamais pu finir une commande en une seule fois. On a même des gamins qui n’ont pas encore les tenues que l’on a commandées en juillet. Pire encore, au regard des tarifs des containers qui flambent, on craint que les prix ne finissent par s’envoler.
Carole Eon