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Quinze candidats briguent les deux sièges de député dans le Cantal

Première circonscription

Le paysage politique sera recomposé dans cette circonscription. Sur les dix candidats en lice aux législatives en 2017, deux repartent : Vincent Descœur (Les Républicains) et Rémy Dauvillier, un historique de ce scrutin dans le Cantal. Le représentant de Lutte ouvrière s’aligne pour la cinquième fois consécutivement sur la circonscription avec la volonté « d’unir le monde du travail ». Cette circonscription, c’est aussi une affaire d’hommes et de famille. Seul le Rassemblement national lance une candidate dans cette campagne. Dorothée Gallais, commerçante à Montsalvy et compagne de Gilles Lacroix, le secrétaire départemental du RN en lice dans l’autre circonscription, défendra les idées du parti de Marine Le Pen. Elle est la seule des sept candidats à ne pas avoir encore officialisé sa candidature par une conférence de presse.

Une histoire de liens aussi pour le divers droite Jean-Pierre Delpont puisqu’il a choisi sa compagne comme suppléante, Marie Boussagol. L’ancien premier vice-président du Département a déjà averti les électeurs. Il ne les sollicitera que pour le premier tour et pour « exposer publiquement ses profondes convictions pour le département ». Le sortant a dégainé le premier dans cette campagne. Vincent Descœur multiplie les réunions publiques depuis la semaine dernière et revendique « être une voix des territoires dans l’hémicycle ». Il a changé de suppléante. La maire d’Arpajon et vice-présidente du Département Isabelle Lantuejoul, avec laquelle il avait remporté les départementales sur le canton d’Arpajon l’an dernier, supplante Angélique Brugeron qui n’est plus en odeur de sainteté à droite, après avoir pris ses distances avec les élus de son bord politique dans l’opposition à Aurillac.Plusieurs prétendants s’imaginaient porter les couleurs de la majorité présidentielle. Exit Catherine Amalric ou encore Nicole Soulenq-Coussain ! Le président de la Communauté de communes de la Châtaigneraie cantalienne et maire de Parlan endossera ce costume. Michel Teyssedou l’a affirmé mercredi lors du lancement de la campagne. Il consacrera son énergie à la ruralité « qu’il incarne » et à Aurillac « qui doit disposer des moyens pour tirer les développements économique, culturel, de l’emploi… » La gauche est rassemblée sous la bannière de la Nupes, derrière Michel Maciazek (La France insoumise), portée par le bon score de Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle sur cette circonscription (15,4 %). Les communistes et les écologistes font bloc derrière cette candidature, cette alliance n’est pas encore digérée par les socialistes. Fidèle de la première heure à LFI, Michel Maciazek n’entend pas « faire de la figuration » et espère « représenter une partie du peuple à l’Assemblée ».

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À l’extrême droite de l’échiquier, le Rassemblement national devrait composer avec le mouvement Reconquête ! et la candidature de Guillaume de Balincourt, cardiologue au centre hospitalier d’Aurillac.

Deuxième circonscription

Sur cette circonscription, celle de Saint-Flour/Mauriac, il y a moins de candidats qu’à l’accoutumée et que prévu. La raison ? L’union d’une partie la gauche qui, d’ordinaire, se présentait en rangs dispersés. Cette fois, Mélody Morille sera la candidate unique de la Nupes, sans dissidence, quand bien même, avant les accords nationaux, Alain Barrès pour le PS ou Jocelyne Cussac pour le PCF s’étaient déjà annoncés. À l’extrême gauche, il n’y aura au final qu’un seul binôme, celui de Lutte ouvrière, emmenée par Mona Cheikhi. Alors qu’on pouvait imaginer une candidature citoyenne ou alter, on peut la qualifier comme on veut, après celle d’Emmanuel Maillard aux dernières législatives ou du duo Sébastien Chapelle-Hélène Marcon aux départementales, tous issus du même microcosme. Sur l’autre côté de l’échiquier politique, celui vers lequel penche cette circonscription, l’électeur aura plus de choix. Le député sortant, Jean-Yves Bony, se représente pour Les Républicains. Sur le même credo, puisqu’il s’annonce « gaulliste social », le maire de Trizac, Louis Toty, postule en indépendant. Ancienne alliée LR à la Région, où elle fut vice-présidente, mais centriste depuis toujours (UDI), Martine Guibert portera elle l’étiquette de la majorité présidentielle. Si l’on suit la sociologie politique de la circonscription, là sera le match. Avec en arbitre un Rassemblement national toujours plus fort. Le secrétaire départemental Gilles Lacroix pourra le mesurer, lui qui est de toutes les campagnes depuis les années Front national. Mais il sera concurrencé, cette fois, par la présence d’un candidat Reconquête !, Antoine Cheyrol. Enfin, un candidat sans étiquette complétera le plateau de cette circonscription. Jean-René Delmoure, négociant en alimentation du bétail à Vebret, s’aligne sur la ligne de départ. Aux dernières municipales, il s’était déjà présenté en candidat libre dans ce village de l’arrondissement de Mauriac. 

Yann Bayssat et Pierre Raynaud

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