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 Gimel-les-Cascades (Corrèze) se raconte en son et lumière lors de six représentations

Alain Sentier, le maire de Gimel-les-Cascades, est également co-président de l’association Son et Lumière et revêt trois costumes d’époque lors des spectacles.  « Nous distribuons des rôles dès le mois de mai, raconte-t-il. Nous avons fait quatre répétitions avant la première. C’est une formidable aventure humaine, certains en font partie depuis 15 ou 20 ans voire depuis le début et amènent maintenant leurs enfants ! »

Une grande famille

Le spectacle, qui fêtera ses trente ans l’année prochaine, a été créé dans le cadre d’un pacte d’amitié avec le canton de Vaud, en Suisse. L’idée est lancée et deux mois plus tard, l’association naît en pays gimelois. Depuis, l’envie ne s’est jamais tarie. « Nous changeons régulièrement les tableaux et avons dans l’idée d’en écrire deux nouveaux pour l’année prochaine », annonce Alain Sentier.

Quatre scènes sont ainsi présentées aux spectateurs dans les ruines enchanteresses du château de la Roche Haute. Le premier narre le mariage de Pierre de Beaufort, vicomte de Turenne, avec Blanche de Gimel, la fille de son vassal. Puis, le XVIe siècle dévoile ses impitoyables guerres de religion et le siège du château par les troupes royales. Vient ensuite la Révolution et la résistance des pieux villageois contre l’oppression révolutionnaire. Le spectacle, adjoint d’effets pyrotechniques, se clôt avec le Second Empire aux côtés des seigneurs de Saint-Priest-de-Gimel.

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Dans un cadre magique, les lumières donnent vie aux pierres centenaires qui, aidées par les 65 figurants sous les traits de quelque 150 personnages, racontent l’histoire locale. De Gimel mais aussi de Saint-Mexant ou de Naves, les comédiens viennent de tout le territoire et l’âge n’est qu’accessoire au sein de cette grande famille : de 5 à 73 ans, tout le monde prend soin de son costume, répète les pas de danse ou arrange une mèche de perruque du voisin.

Layla, 8 ans et demi, prend part à sa première représentation. « Je suis super contente d’être là ! », sourit-elle dans sa robe écarlate aux côtés de Maryse, sa maman, elle aussi vêtue à la mode d’antan. « J’ai participé à la première représentation. Après une pause, je reviens avec plaisir. J’ai été servante, lavandière… Et cette année je serai gouvernante et paysanne. C’est ma maman qui est ma costumière. » Monette, elle qui n’a raté aucune édition, sera habilleuse cette année. Trois générations qui s’entremêlent avec l’histoire locale, voilà aussi les secrets des coulisses de Si Gimel m’était conté.

Une dernière édition avant les nouveautés à venir

C’est alors qu‘au crépuscule une voix résonne : « Ce soir, devant vos regards, ils vont défiler. Vous revivrez là des moments oubliés… » Les figurants retiennent leur souffle puis s’avancent, chacun leur tour, vers la scène. C’est la dernière année pour Martine Coudrier, co-présidente de l’association. Elle change de région suite à son départ à la retraite. « Laisser le spectacle derrière moi, c’est ce qui me fait le plus de mal… » Mais que Martine se rassure, les 300 places disponibles lors des six représentations seront sûrement combles au sommet des ruines du château de la Roche Haute et si l’on en croit le sourire de Layla, la relève est assurée.

Parés de robes virevoltantes, armés d’épées scintillantes, cocarde révolutionnaire sur le bonnet phrygien ou coiffés de mitre d’évêque, les figurants font revivre le château gimelois qui s’illumine, une fois la nuit tombée, d’une douceur hors du temps. 

Dates

« Si Gimel m’était conté » : Spectacle vivant au château de la Roche-Haute les 21, 22, 23, 28, 29 et 30 juillet. À partir de 22 heures. Plus d’information au 06.51.66.84.85.

Texte : Sabine Taverdet

Photos : Justine Bavois

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