Produit local, pratiques "fun"... Les nouvelles vagues du tourisme à Vassivière (Creuse)
L’été chaud et ensoleillé tel qu’on l’a connu cette année fait la part belle aux destinations très dépendantes des activités natures comme Vassivière. Résultat : « nous pouvons encore surfer sur les nouvelles tendances de consommation liées à l’après Covid », atteste Laurence Puissant, chargée de communication à l’OT de Vassivière.
Du paddle au vanRando, cyclo, baignade, mais aussi paddle, nage en eau libre et pêche sportive font les beaux jours du lac. Les 10 heures paddle, organisées depuis quatre ans par le Paddle Vassivière club basé à Royère, font partie des événements qui dopent la notoriété du lac et renouvellent son image.
« Une image plus fun que nous avions commencé à impulser voici quelques années et qui porte maintenant ses fruits, observe Laurence Puissant. Sur Instagram par exemple, on constate que ces pratiques dominent dans les photos en rapport avec le lac. »
Nouvelles pratiques et nouveaux publics aussi avec les vans et les motards. Caravanes et camping-car semblent céder le pas à ces nouveaux modes d’itinérance, plus souples, et peut-être plus intéressants pour les retombées : « à la différence du vacancier en camping-car, celui en van n’a pas tout dans son véhicule. Il va donc consommer plus de commerce et de service « sur le territoire », résume la professionnelle du tourisme.
Si les motards sillonnent depuis longtemps les routes des Alpes, ils sont arrivés en force autour de Vassivière depuis le Covid, estime-t-elle. Et peut-être est-ce aussi grâce aux publications dans la presse spécialisée. Un reportage sur la Creuse est passé l’an dernier dans un magazine de moto. Auxquels s’ajoutent plusieurs sujets télévisés (“la petite mer du Limousin…”) et deux parutions sur Routard.com, la référence des guides de voyage…
« Nous avons aussi reçu beaucoup de blogueurs dernièrement, c’est très nouveau », indique Laurence Puissant. Ce public côtoie des locaux qui semblent, eux aussi, redécouvrir le joyeux du Limousin. Dans les campings, la plupart des clients proviennent de départements limitrophes, voire juste de Creuse. « Comme si la crise du Covid avait fait prendre conscience qu’il n’y a pas besoin d’aller si loin pour passer de bonnes vacances », constate l’Office de tourisme.
La boutique séduit sur l’îleD’une manière générale, l’esprit local et les produits locaux sont en plein essor. La boutique portée par l’Office, situé depuis deux ans sur l’île, enregistre une augmentation de sa fréquentation de 20 %. Et son taux de conversion (la proportion de ceux qui achètent après être entrés) atteint près de 50 % alors qu’elle n’était que de 30 % il y a quelques années. Laurence Puissant l’explique par un très gros travail de sélection sur les produits : « Nous avons quelques porcelaines de Limoges pour l’identité régionale, mais le reste provient pour l’essentiel des communes juste à côté !
Floris Bressyfloris.bressy@centrefrance.com